Un prévenu s'évade au moment du délibéré et écope de 18 mois de prison
Évasion au tribunal : 18 mois de prison pour le fuyard

Un prévenu s'évade au moment du délibéré et écope de 18 mois de prison

Ce jeudi 7 mai 2026, un homme âgé de 34 ans, identifié sous les initiales G., a comparu devant le tribunal correctionnel de Grasse pour des faits d'évasion sous bracelet électronique. Cependant, au moment où le tribunal s'est retiré pour délibérer, le prévenu a pris la fuite, ne laissant aucune chance aux magistrats de lui signifier sa peine.

Des infractions multiples à Cagnes-sur-Mer

Les faits remontent à mars 2025, lorsque G. a commis plusieurs infractions à Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes. La première a eu lieu le 5 mars 2025 : les policiers ont tenté d'intercepter une Peugeot 206 présentant des défauts de contrôle technique. Un homme s'est présenté au commissariat en prétendant être le conducteur, mais les images de vidéosurveillance ont révélé une tout autre réalité. Le dénonciateur était grand, âgé et chauve, tandis que les clichés montraient un homme plus jeune et brun. La femme de G., propriétaire du véhicule, a fini par reconnaître que son mari était bien au volant.

Interrogé par la présidente du tribunal, Pascale Cina, G. a nié être la personne photographiée. « Vous ne vous reconnaissez pas sur cette photo ? », a demandé la magistrate. Le prévenu a secoué la tête. « Vous êtes coupable de plusieurs refus d'obtempérer », a-t-elle souligné, relevant trois infractions dans un casier judiciaire déjà chargé.

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Évasion sous bracelet électronique

Peu après ce refus d'obtempérer, G. avait bénéficié d'un aménagement de peine pour un refus d'obtempérer aggravé datant de l'année précédente. Placé sous bracelet électronique, il a décidé de s'en débarrasser en le découpant, puis a disparu de la circulation. Un mandat de recherche a été lancé, et il a été arrêté six mois plus tard à l'aéroport d'Orly, de retour de Tunisie. G. a expliqué s'être rendu dans son pays d'origine pour régler un problème de succession.

« Ça ne justifie pas une évasion ! », s'est exclamée la présidente. « Ce n'était pas pour mon plaisir, je n'avais pas le choix », a répondu le prévenu. « C'est une nouvelle notion : je n'ai pas le choix que de m'évader », a rétorqué la magistrate, ironique.

Plaidoiries et condamnation

L'avocat de la défense, maître Kada Sadouni, a plaidé pour une certaine humanité dans ce dossier, mettant en avant la situation de son client, employé en intérim et père de famille. « Il faut mettre un peu d'humain dans ce dossier », a-t-il déclaré.

Le procureur de la République, Paul-Marie Ferri, a requis 12 mois d'emprisonnement pour le refus d'obtempérer en récidive et l'évasion, avec mandat de dépôt. « À un moment, il va juste falloir respecter les lois françaises », a-t-il asséné.

Le tribunal a finalement condamné G. à 18 mois d'emprisonnement et a émis un mandat d'arrêt à son encontre, en raison de son absence au moment du délibéré.

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