Var : 20 parachutistes célèbrent le 82e anniversaire de la Libération au Muy
Var : 20 parachutistes célèbrent la Libération au Muy

Ce jeudi 13 août 2026, une centaine de spectateurs, le nez levé vers le ciel, ont vu s'ouvrir vingt parachutes au-dessus du domaine de la Combe, au Muy, pour la traditionnelle fête de la Libération. Casque d'époque, treillis kaki et toiles assorties : les parachutistes, précipités hors de l'avion, se dessinaient en minuscules silhouettes sur le ciel du domaine. Cette reconstitution du largage du 14 août 1944 marque le 82e anniversaire de la Libération.

Une reconstitution historique très suivie

Au sol, une centaine de nuques se raidissaient, rivées vers les hauteurs, se balançant au rythme des parachutistes. Après un saut à 400 mètres d'altitude, l'atterrissage peut parfois réserver quelques surprises. Pour prévenir les incidents, des binômes ont été répartis sur l'ensemble du domaine afin de veiller au bon déroulement des sauts et d'intervenir en cas de besoin.

Avant le spectacle, il a fallu être patient. Les yeux collés au ciel, la foule s'électrisait chaque fois que l'avion censé larguer sa marchandise apparaissait à l'horizon. Fausse joie : l'appareil dessinait un cercle et repartait comme il était venu. « Ça vous a plu ? », ironisait un ancien parachutiste venu en spectateur. Après plusieurs rotations, le vrai spectacle a commencé : les paras se sont jetés dans le vide, sous les regards admiratifs de la foule.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une tradition familiale et des consignes strictes

Parmi les spectateurs, Amélie, venue en famille, perpétue une tradition familiale, son père ayant été résistant. « C'est un lieu magnifique. En plus il n'y a ni trop de monde ni trop de vent, c'est vraiment très agréable », savoure-t-elle.

Lâchés à 400 mètres d'altitude, les parachutes ont glissé lentement vers la terre, presque en ligne droite, avant de se poser dans un océan d'herbes hautes où les jambes disparaissent. L'équipe d'encadrement, briefée et répartie en binômes sur la zone quadrillée, était prête à intervenir : « S'ils sont pendus à un arbre, vous les laissez, on voit après. S'ils tombent dans l'eau, vous allez les sortir de l'eau. » Consigne suivie à la lettre, mais sans avoir à s'en servir : après le largage et l'atterrissage, aucun incident à déplorer.

Marianne Cousy, une figure singulière dans la troupe

Tous les parachutistes viennent de l'Airborne School, une école de parachutisme normande, et sillonnent la France au fil des sauts. Au milieu de cette troupe d'hommes, un sourire tranche, encadré de longs cheveux bruns et d'une jeunesse qui détonne. Marianne Cousy, 25 ans, a trouvé sa place dans les airs. « Je voulais m'engager dans l'armée chez les troupes aéroportées, mais j'étais inapte, alors c'était la solution pour moi », explique-t-elle.

Passionnée de parachutisme, c'est l'atterrissage qu'elle redoute le plus : « C'est très violent, il faut avoir les coudes collés au corps, la tête rentrée, les genoux fléchis et surtout les pieds serrés. » Elle concède que les incidents ne sont pas rares : « On ne peut pas vraiment se guider, on peut surtout s'orienter grâce au vent. Généralement, si on doit bouffer un arbre, on bouffe un arbre. »

Le vol terminé, parachutistes et spectateurs se sont retrouvés autour d'un apéro convivial, rythmé par les chants des voltigeurs : « Vive, vive les para, vive, vive les para, vive les parachutistes, vive les parachutistes ! » Les festivités se poursuivent au Muy jusqu'au 16 août avec cérémonies officielles, grandes parades militaires et exposition de véhicules d'époque.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale