Ce lundi soir, devant le Café ambulant de Villers-en-Arthies, dans le Val-d'Oise, où parents et habitants ont l'habitude de se retrouver à la sortie de la garderie, la douleur traverse encore les visages. Angéline Le Bihan, 40 ans, venait parfois s'y attabler. Mais pas ce soir.
Dans la nuit du 8 au 9 mai 2026, la mère de famille a été tuée par son ex-compagnon, un policier municipal des Hauts-de-Seine. Celui-ci a également mis fin aux jours de leurs deux filles, Jade, 13 ans, et Ambre, 9 ans, avant de se suicider. Un drame qui a frappé de plein fouet cette commune de 500 habitants, où la famille était connue pour sa discrétion et sa gentillesse.
Une famille « discrète » mais « adorable »
Les habitants décrivent Angéline comme une mère dévouée, souriante et toujours prête à rendre service. « Elle avait un rire qui faisait rire », confie une voisine, la voix tremblante. Ses filles, Jade et Ambre, étaient décrites comme des enfants joyeuses et épanouies, impliquées dans la vie locale. « Elles participaient aux activités du village, à la kermesse, à la chorale », se souvient un ami de la famille.
Le traumatisme est immense dans cette petite communauté rurale. « On ne s'attend jamais à ça, surtout ici », soupire le maire, qui a ouvert un registre de condoléances en mairie. Une cagnotte en ligne a également été lancée pour soutenir les proches et financer les obsèques.
Un hommage bouleversant
Le 15 mai, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le Café ambulant pour rendre hommage aux trois victimes. Des bougies, des fleurs et des mots d'adieu ont été déposés. « Elles resteront dans nos cœurs », a déclaré une amie d'Angéline, en pleurs.
Ce drame relance le débat sur les violences conjugales et l'accès aux armes pour les forces de l'ordre. Le policier municipal, qui était en instance de séparation, était pourtant connu pour son comportement irréprochable au travail. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.
À Villers-en-Arthies, le silence est lourd. Les rires des enfants ne résonnent plus dans les rues. Mais la mémoire d'Angéline, Jade et Ambre restera gravée dans celle de ce village meurtri.



