Interdiction de la manifestation du Comité du 9-Mai : neuf militants d'ultradroite interpellés
Neuf personnes appartenant à la mouvance d'ultradroite ont été interpellées ce samedi 9 mai à Paris, à proximité du parcours du défilé du "Comité du 9-Mai". Armées notamment de matraques télescopiques et de couteaux, elles ont été placées en garde à vue, alors que la manifestation avait été interdite par la justice.
Des armes et une intention de violence
Les interpellations ont eu lieu dans le quartier Saint-Michel, à Paris. Les individus étaient porteurs "de gants coqués, matraques télescopiques" et "couteaux", selon la préfecture de Police, qui précise qu'ils ont été placés en garde à vue pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences et dégradations". Une source policière a indiqué à BFMTV : "Ils avaient manifestement l’intention d’en découdre."
Les neuf individus, qui font partie de la mouvance d'ultradroite selon ICI Paris Ile-de-France, ont été interpellés à l’endroit où les militants antifascistes devaient initialement se rassembler, avant l’interdiction de leur manifestation "Pas de nazis dans Paris". Ils se trouvaient à quelques centaines de mètres du lieu de départ du défilé néonazi du "Comité du 9-Mai" (C9M).
Des verbalisations supplémentaires
En parallèle, douze verbalisations pour "non-respect d’un arrêté d’interdiction" avaient été enregistrées à 13 heures ce samedi.
Une interdiction confirmée par la justice
Le tribunal administratif de Paris a validé dans une ordonnance datée du vendredi 8 mai l’interdiction de la marche du collectif d'ultradroite "Comité du 9-Mai". Les organisateurs avaient saisi la justice en urgence après l’arrêté pris par le préfet de police de Paris. Contrairement à l’année précédente, les juges des référés ont cette fois maintenu l’interdiction du rassemblement.
Créé après la mort du militant d’extrême droite Sébastien Deyzieu en 1994 lors d’une manifestation interdite du GUD, le "Comité du 9-Mai" est devenu un rendez-vous annuel de l’ultradroite radicale à Paris. Au fil des années, plusieurs groupuscules néofascistes, identitaires ou néonazis y ont participé. Les éditions récentes ont été marquées par des saluts nazis et des symboles néonazis. Pour 2026, la justice a confirmé l’interdiction du défilé, invoquant notamment la mort de Quentin Deranque à Lyon, le climat politique tendu et un risque d’affrontements avec les antifascistes.



