Trois footballeurs tués en 10 jours en Équateur : la violence explose
Trois footballeurs tués en Équateur : la violence explose

Un nouveau drame a secoué le football équatorien ce vendredi 19 septembre 2025. Un joueur professionnel a été tué lors d'une attaque armée dans la province côtière d'Esmeraldas, portant à trois le nombre de footballeurs assassinés depuis le début du mois de septembre. La police a confirmé que Jonathan González, 31 ans, ancien joueur de l'Olimpia au Paraguay et de Leon au Mexique, évoluant pour l'équipe 22 de Julio (2e division), présentait "des blessures provoquées par une arme à feu". Une deuxième victime, non identifiée, est décédée pendant son transfert à l'hôpital.

Des victimes collatérales de la guerre des gangs

L'attaque s'est déroulée dans une maison de la province d'Esmeraldas, à la frontière avec la Colombie, une région en proie à des affrontements entre gangs de trafiquants de drogue. Ce n'est pas un cas isolé. Le 10 septembre, Maicol Valencia et Leandro Yépez, joueurs de l'équipe Exapromo Costa (2e division), avaient été tués lors d'une attaque armée dans la ville côtière de Manta (sud-ouest). Selon leur club, les deux footballeurs étaient des victimes collatérales, car ils n'étaient pas la cible de l'attaque.

Une explosion de la violence sans précédent

L'Équateur, autrefois considéré comme un havre de paix entre la Colombie et le Pérou, les plus grands producteurs mondiaux de cocaïne, connaît une escalade de la violence. Les homicides sont passés de 6 pour 100 000 habitants en 2018 à 38 en 2024, avec un record de 47 en 2023. Cette recrudescence de la criminalité est liée à la lutte des gangs pour le contrôle des routes de la drogue. Les footballeurs, souvent issus de milieux modestes, deviennent malheureusement des cibles ou des dommages collatéraux de cette guerre.

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Un signal d'alarme pour le pays

Ces meurtres successifs mettent en lumière la détérioration de la sécurité en Équateur. Les autorités sont sous pression pour endiguer la violence, mais les gangs semblent de plus en plus puissants. Le gouvernement a déployé l'armée dans certaines zones, mais les résultats peinent à se concrétiser. Pour le monde du football, c'est une tragédie qui rappelle que le sport n'est pas à l'abri de la violence qui gangrène la société équatorienne.

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