Saint-Tropez : trois hommes condamnés pour tentative de vol de montre
Tentative de vol de montre à Saint-Tropez : trois condamnés

Trois ressortissants marocains, âgés de 19 à 22 ans, ont été condamnés à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et à une interdiction du territoire français pendant cinq ans pour avoir tenté de voler une montre de luxe à un touriste britannique, le vendredi 8 mai à Saint-Tropez. L'affaire a été jugée en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Draguignan.

Un échec sous l'œil des caméras

Les faits se sont déroulés en début de soirée, rue de la Miséricorde, dans le centre piétonnier de Saint-Tropez. Le touriste britannique et son épouse, qui déambulaient sans se douter de rien, étaient suivis par les trois suspects : Ali, Ibrahim et Mouhssine. C'est Ibrahim qui a tenté d'arracher la montre du poignet de la victime, mais sans succès. Il a alors pris la fuite en courant vers ses complices. La scène a été intégralement filmée par les caméras de vidéosurveillance de la ville.

Alerté par le touriste, un agent de surveillance a rapidement donné le signalement du trio. Ali et Mouhssine ont été interpellés quelques minutes plus tard, tandis qu'Ibrahim a été arrêté peu après alors qu'il sortait d'un appartement loué à Port Grimaud.

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Des explications peu convaincantes

À la barre, Ibrahim a reconnu les faits : "Oui, j'ai essayé de voler la montre car j'avais besoin d'argent pour rentrer chez moi. Mais je n'ai pas l'habitude de faire ça. Je ne suis pas venu à Saint-Tropez pour voler. Je regrette." Les trois hommes, coiffeurs de profession en Espagne et en Italie selon leurs dires, ont affirmé avoir agi sous l'emprise de la drogue, un antiépileptique détourné de son usage. Mais la procureure Karine Ghigonetto a mis en doute leur version, soulignant que leurs téléphones portables contenaient des photos de montres de luxe, certaines prises à Saint-Tropez à l'insu des propriétaires, et d'autres montrant des fermoirs abîmés.

Interrogé sur ces images, Mouhssine a répondu : "J'aime les montres. J'achète des contrefaçons. Je m'informe beaucoup à ce sujet."

La défense plaide la clémence

La procureure avait requis 10 mois de prison ferme et l'interdiction du territoire. Mais la défense, assurée par Mes Damien Balmeur et Eïmen Ben Ali, a plaidé la relaxe, faisant valoir que la victime n'avait pas porté plainte et que la valeur de la montre était inconnue. "Le ministère public s'est autosaisi sur la seule foi d'images de vidéosurveillance. C'est inquiétant", a déclaré Me Balmeur, dénonçant un traitement différencié selon les lieux.

Le tribunal a finalement fait preuve de clémence, condamnant les trois hommes à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et à une interdiction du territoire français pendant cinq ans. Soulagés, ils ont quitté le box en pleurs.

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