Tatoueur d'Arras jugé pour agressions sexuelles sur 16 clientes
Tatoueur d'Arras jugé pour agressions sur 16 clientes

Un tatoueur de 54 ans, installé à Arras, est jugé à partir de ce vendredi devant la cour criminelle du Pas-de-Calais, à Saint-Omer, pour des viols et agressions sexuelles sur seize clientes entre 2006 et 2023. La quasi-totalité des faits se serait déroulée dans son salon de tatouage, ouvert à Arras depuis 2018. Le verdict est attendu le 11 septembre. L'homme encourt vingt ans de réclusion criminelle.

Un parcours judiciaire déjà chargé

Ce n'est pas la première fois que le gérant est confronté à la justice. Au début des années 2010, il avait été condamné à deux ans de prison pour une agression sexuelle sur une cliente, alors qu'il exerçait comme tatoueur à Lille. Après avoir purgé une interdiction d'exercer les activités de tatoueur et de perceur pendant cinq ans, il avait déménagé à Arras.

L'homme avait été interpellé dans son salon en octobre 2023, après la plainte d'une cliente. Il avait été placé en détention provisoire dans l'attente de son procès. Face au juge d'instruction, il a nié les faits, accusant les victimes d'être téléguidées par une concurrence jalouse de son succès.

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Des témoignages convergents

Me Emmanuel Riglaire, avocat de l'une des plaignantes, conteste cette version. « Ces femmes ne se connaissaient pas, elles n'avaient pas de contacts entre elles. Notre cliente a été traumatisée de la situation et c'est seulement après un article de presse sur l'affaire qu'elle a osé pousser la porte d'un commissariat », affirme-t-il.

Les femmes, dont certaines très fragiles, ont décrit aux enquêteurs un mode opératoire similaire. Plusieurs ont expliqué s'être senties tétanisées, notamment par la crainte que le tatoueur leur fasse mal avec son matériel, rate leur tatouage ou leur piercing.

Des accusations de propos et gestes déplacés

Elles lui reprochent également d'avoir tenu des propos à caractère sexuel, proposé des prestations gratuites en échange de faveurs, demandé des déshabillages injustifiés et fait usage de brutalité physique.

Le mis en cause, qui nie catégoriquement les faits, préfère dénigrer les victimes, les accusant de chercher à obtenir des dommages et intérêts. Les témoignages dénonçant des agressions sexuelles et des viols se sont pourtant multipliés au fil des années. Le verdict est attendu le 11 septembre.

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