Un Normand se fait tatouer le CHU de Caen sur la cuisse avant sa destruction
Tatouage insolite : le CHU de Caen ancré sur la cuisse d'un habitant

Un habitant de Caen immortalise l'hôpital sur sa peau avant sa disparition

Dans un geste aussi insolite que symbolique, un Normand a choisi de porter à jamais l'image du centre hospitalier universitaire de Caen. Victor Lagunegrand, âgé de 29 ans et résidant dans le Calvados, a récemment dévoilé un tatouage monumental représentant l'édifice médical sur une grande partie de sa cuisse haute.

Un attachement viscéral à l'établissement menacé

Ce choix artistique pour le moins original trouve son explication dans l'annonce récente de la destruction prochaine du bâtiment hospitalier. En effet, celui-ci doit être démoli en raison d'une contamination importante à l'amiante, une nouvelle qui a profondément touché le jeune homme.

Victor Lagunegrand n'est pas né dans cet hôpital, mais il y est particulièrement attaché, comme il l'a confié à nos confrères de Ouest-France. Son histoire avec l'établissement remonte à plusieurs années, lorsqu'il travaillait comme coursier et arpentait régulièrement les couloirs du CHU pour y livrer des résultats médicaux.

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Le CHU, repère de ses sorties à vélo

Passionné de cyclisme, Victor explique que l'hôpital représentait pour lui un point de repère essentiel lors de ses longues sorties. "Quand j'ai commencé à faire beaucoup de vélo, je me suis aperçu qu'on la voyait vraiment de partout", raconte-t-il avec émotion. "C'était un signe qu'on était bientôt arrivé : ça sentait le retour et la bière de fin de sortie."

Cette vision récurrente du bâtiment lors de ses activités sportives a renforcé son lien affectif avec l'architecture hospitalière, au point qu'il a décidé de la faire graver définitivement sur sa peau.

Un hommage permanent malgré les aléas de la vie

L'attachement de Victor à son tatouage est si profond qu'il déclare avec humour : "Si je dois me faire amputer une jambe, je demanderai que ce soit l'autre." Cette phrase, prononcée sur le ton de la plaisanterie, révèle néanmoins l'importance symbolique que revêt désormais cette œuvre corporelle.

Le tatouage, qui occupe une surface considérable de sa cuisse, représente fidèlement les contours architecturaux du CHU de Caen. Il s'agit d'un hommage permanent à un bâtiment qui a marqué la vie du jeune homme et qui disparaîtra bientôt du paysage normand.

Cette démarche artistique singulière illustre comment des lieux publics peuvent s'inscrire dans l'histoire personnelle des habitants, créant des liens affectifs parfois surprenants. Alors que la destruction du bâtiment approche, Victor conserve désormais une trace indélébile de ce qui fut pour lui bien plus qu'un simple hôpital.

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