Le navire de l'expédition scientifique Tara Coral a été victime d'un acte de piraterie le 20 août 2026, alors qu'il se trouvait au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, près de Wewak. Une dizaine d'individus armés se sont introduits de force à bord, blessant légèrement un membre de l'équipage avant de prendre la fuite. L'équipage est sain et sauf et le voilier poursuit sa navigation vers les Palaos, où il est attendu le 27 août.
Une intrusion éclair et un vol à main armée
Selon le compte Instagram de l'expédition, l'incident s'est produit la veille du départ de la région. « Une dizaine d'individus armés s'est approchée à bord d'un bateau à moteur et s'est introduite de force à bord, menaçant l'équipage et exigeant argent et objets de valeur », relate la Fondation Tara Océan.
Le vol a duré environ cinq minutes. « En l'espace de cinq minutes, plusieurs biens, dont du matériel informatique et des effets personnels, ont été dérobés avant que les assaillants ne prennent la fuite lorsque l'ensemble de l'équipage de dix personnes s'est réveillé », détaille la Fondation. Un membre de l'équipage a été légèrement blessé, sans que sa vie ne soit en danger.
L'équipage poursuit sa mission
« Bien que sidéré, l'équipage est sain et sauf, et poursuit sa navigation comme prévu vers les Palaos. Arrivée prévue le 27 août », indique le compte Instagram de l'expédition. Romain Troublé, directeur général de la Fondation Tara Océan, a tenu à rassurer dans un communiqué : « Nous tenons à rassurer les familles et les proches de l'équipage, nos partenaires et notre communauté : tous les membres de l'équipage sont en sécurité et le navire poursuit sa route comme prévu. »
Le voilier, parti de Lorient en décembre dernier avec 16 personnes à bord, dont huit scientifiques, est engagé dans une mission de dix-huit mois dans les îles du Pacifique. L'objectif de Tara Coral est de comprendre les mécanismes de résistance de certains récifs coralliens au réchauffement climatique.
Comprendre les récifs de demain
En janvier dernier, Paola Furla, professeur à l'Université de la Côte d'Azur et responsable de l'enquête scientifique sur les récifs, expliquait à Nice-Matin que la goélette était partie de Lorient avec huit scientifiques. L'objectif : comprendre « ce qui fait que ces récifs sont plus résistants, et pourquoi on pourrait les considérer comme les récifs de demain ».
Malgré cet incident, l'expédition Tara Coral se poursuit normalement. Le navire et son équipage ont repris leur navigation vers les Palaos, prochaine étape de leur périple scientifique.



