Tara attaquée par des pirates en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Tara attaquée par des pirates en Papouasie-Nouvelle-Guinée

L'équipage de la goélette scientifique Tara a été attaqué par des pirates en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a annoncé la fondation Tara Océan dimanche 24 août 2026. L'incident s'est produit alors que le navire était à l'ancre au large de l'île de Manam, dans la mer de Bismarck. Aucun membre de l'équipage n'a été blessé, mais le choc a été violent.

Une attaque à l'arme à feu au petit matin

Selon la fondation, les pirates ont abordé le navire vers 5 heures du matin, heure locale. Ils étaient armés de fusils et ont tiré plusieurs coups de feu en l'air pour intimider l'équipage. Les assaillants ont réussi à pénétrer à bord et ont volé du matériel électronique, des effets personnels et une partie des vivres.

L'équipage, composé de 14 personnes, s'est réfugié dans la cabine de contrôle, verrouillée, et a envoyé un signal de détresse. Les pirates sont repartis après environ une demi-heure, sans avoir pris le contrôle du navire. La fondation précise que les marins ont ensuite procédé à un inventaire des pertes et ont contacté les autorités maritimes locales.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une mission scientifique cruciale pour le climat

La goélette Tara est engagée dans une mission d'étude du plancton et de l'impact du réchauffement climatique sur les océans. Cette campagne, baptisée « Tara Pacific », a débuté en 2023 et doit durer trois ans. Elle vise à collecter des données sur la biodiversité marine dans le Pacifique, une région particulièrement exposée aux effets du changement climatique.

La fondation Tara Océan a indiqué que la mission serait suspendue temporairement le temps de sécuriser le navire et de remplacer le matériel volé. Les scientifiques espèrent reprendre leurs travaux dans les prochaines semaines, mais l'incident soulève des questions sur la sécurité des zones de recherche isolées.

Une réaction des autorités locales

Les autorités de Papouasie-Nouvelle-Guinée ont ouvert une enquête et promis de renforcer la surveillance dans la région. La fondation a salué cette réaction rapide, tout en appelant à une vigilance accrue pour les navires scientifiques naviguant dans des eaux parfois peu sûres.

Cet incident rappelle les risques auxquels sont exposés les équipages scientifiques dans certaines zones du globe, où la piraterie reste une menace réelle. La goélette Tara, qui a déjà parcouru plus de 200 000 kilomètres au cours de ses différentes missions, devrait reprendre la mer dès que les conditions de sécurité seront réunies.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale