Swatting en Bretagne : une mère de famille fichée S après des accusations terroristes saugrenues
Entre 2023 et 2025, une famille résidant à Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, a enduré un véritable cauchemar. Victime de swatting, elle a été la cible de seize canulars téléphoniques, déclenchant des interventions d'urgence parfois musclées. Audrey, la mère de famille, a accepté de témoigner, révélant des détails alarmants sur ces événements traumatisants.
Des interventions policières à répétition
Le swatting consiste à générer de la panique en alertant frauduleusement les secours pour une situation d'urgence inexistante. Dans le cas d'Audrey, les canulars ont varié d'une simple alerte pour fuite de gaz à des accusations graves de velléités terroristes. Un soir, elle se souvient : "On a entendu des bruits dans les escaliers, c'était la brigade anticriminalité (Bac). En bas, il y avait cinq camions de pompiers, les urgences gaz, le Samu… On nous a dit : 'Personne ne bouge'. Mon conjoint a été mis contre le frigo. On leur a dit que toute la famille était morte".
Accusations terroristes et fichage S
L'affaire a pris une ampleur particulière lorsque les Renseignements ont reçu un mail affirmant qu'Audrey projetait de tuer "tous les bouchers de France, parce qu'ils vendent du porc". Suite à cette accusation saugrenue, elle a été interrogée et fichée S pendant 24 heures, une mesure réservée aux individus suspectés d'activités terroristes. Audrey explique : "Ça nous a détruits pendant deux ans", exprimant l'amertume profonde laissée par ces événements.
Origines probables des canulars
Derrière ces canulars, il semble qu'une ou plusieurs personnes aient voulu gâcher la vie de cette famille après des différents avec le fils aîné sur un serveur Discord. Audrey témoigne également pour alerter les parents sur les activités de leurs enfants sur les réseaux sociaux, soulignant les risques de dérives comme le swatting.
Une affaire qui s'apaise, mais des séquelles durables
Après cinq plaintes, une main courante, et un dernier canular à la mi-2025, l'affaire semble enfin s'être tassée. Cependant, les traumatismes persistent pour cette famille malouine. Audrey conclut : "Ça nous a détruits", rappelant l'impact dévastateur de ces actes malveillants sur leur vie quotidienne et leur santé mentale.
Ce cas illustre la gravité croissante du phénomène de swatting en France, nécessitant une vigilance accrue et des mesures pour prévenir de telles dérives.



