Le deuxième suspect de l'affaire Bilello sera présenté ce vendredi 14 août 2026 devant un tribunal correctionnel dans le cadre d'une comparution immédiate. Interpellé ce lundi 10 août 2026 en Alsace, il a été placé en garde à vue et doit être déféré au parquet ce jeudi. L'homme, dont l'identité n'a pas été communiquée, avait été identifié par Georges Bilello, père de famille de Cagnes-sur-Mer, lors de recherches personnelles menées après la découverte d'échanges sur Snapchat entre sa fille, alors âgée de 12 ans, et plusieurs hommes.
Une interpellation après des mois de recherches
Georges Bilello a transmis aux enquêteurs les éléments qu'il avait recueillis et a déposé plainte en mai 2026 auprès du commissariat d'Illkirch-Graffenstaden, en Alsace. Cette interpellation intervient quelques mois après celle d'un premier suspect, également identifié par le père de famille avec l'aide de l'association Team Moore, engagée dans la lutte contre la pédocriminalité en ligne. Cet homme, âgé de 36 ans, avait été jugé et condamné à un an de prison avec sursis par le tribunal de Vienne (Isère).
Un père en croisade contre les lenteurs de l'institution
Depuis le début de l'affaire, Georges Bilello dénonce publiquement ce qu'il estime être une réponse trop lente des institutions face aux dangers auxquels sont exposés les mineurs sur les réseaux sociaux. Il avait notamment interpellé publiquement les autorités sur le suivi de son dossier. Cette nouvelle comparution immédiate s'inscrit dans la continuité de son combat pour une meilleure protection de l'enfance.
La justice examine les faits
Après son placement en garde à vue lundi, le deuxième suspect doit donc être déféré ce jeudi au parquet. Il sera présenté vendredi devant le tribunal dans le cadre d'une comparution immédiate. À ce stade, l'homme reste présumé innocent. La justice devra désormais examiner les faits qui lui sont reprochés et les éléments réunis par les enquêteurs, notamment l'exploitation de ses données numériques. Selon les informations de Nice-Matin, cette procédure marque une nouvelle étape judiciaire dans cette affaire qui a débuté par des échanges sur Snapchat.



