Suicide privilégié dans l'affaire Maddy : l'autopsie exclut l'intervention d'un tiers
Deux jours après la découverte du corps de Maddy, une jeune femme de 18 ans retrouvée sur un chemin à Frontignan, les premières constatations des autorités judiciaires permettent de privilégier la thèse du suicide. Selon le procureur de la République de Montpellier, Thierry Lescouarc'h, l'autopsie réalisée récemment écarte l'hypothèse d'une intervention criminelle.
Les déclarations du procureur
Dans un communiqué publié ce jeudi, le magistrat a précisé : « Au terme de l'examen de levée de corps pratiqué par un médecin légiste, l'hypothèse d'un suicide était privilégiée, ce qui était également confirmé par les différentes investigations menées par le service d'enquête. L'autopsie réalisée aujourd'hui exclut l'intervention d'un tiers en ce qu'elle n'a mis en évidence aucune lésion traumatique suspecte, excluant une piste criminelle à ce jour. »
Le contexte de la disparition
La jeune femme, prénommée Maddy, avait disparu le mardi 3 février. Peu après sa disparition, sa mère s'était rendue au commissariat de police de Sète, dans l'Hérault, pour signaler que sa fille n'était pas rentrée alors qu'elle était partie acheter du pain. Cet événement avait rapidement mobilisé les forces de l'ordre et déclenché une enquête approfondie.
Les témoignages et la découverte du corps
À la suite de la diffusion d'un appel à témoins, un premier témoin a affirmé avoir vu Maddy Ginasili sur un chemin menant aux salins du Barnier à Frontignan le jour de sa disparition. Le 10 février, un autre témoin a signalé la découverte d'un corps dans les salins de Frontignan. « Les constatations médico-légales menées avec l'assistance de techniciens en investigation criminelle avaient confirmé qu'il s'agissait bien de sa dépouille », a rappelé le procureur dans son communiqué.
Des analyses complémentaires en cours
Malgré les conclusions préliminaires, le magistrat a tenu à souligner que des investigations supplémentaires sont encore en cours. « D'autres analyses médico-légales seront effectuées toujours dans le cadre de la procédure d'enquête ouverte en recherche des causes de la mort », a-t-il précisé. Ces analyses visent à confirmer définitivement les circonstances du décès et à écarter toute possibilité de doute.
L'affaire continue donc de faire l'objet d'un suivi attentif par les autorités judiciaires, même si la piste du suicide apparaît désormais comme la plus probable. La famille et les proches de la victime attendent avec impatience les résultats finaux de ces expertises pour comprendre pleinement les événements tragiques qui ont conduit à cette perte.