Vandalisme à Londres : une statue de Churchill taguée, un homme arrêté
Statue de Churchill taguée à Londres, un homme arrêté

Un acte de vandalisme ciblant l'ancien Premier ministre britannique

La police métropolitaine de Londres a annoncé, ce vendredi, l'arrestation d'un homme de 38 ans soupçonné d'avoir dégradé une statue emblématique de Winston Churchill dans la capitale britannique. Les faits se sont produits dans la nuit, lorsque la sculpture à l'effigie de l'ancien chef du gouvernement (1874-1965) a été recouverte de tags à la peinture rouge, notamment l'inscription « Free Palestine ».

Une intervention rapide et une inscription controversée

Sur le socle de la statue, une inscription qualifiant Churchill de « criminel de guerre sioniste » était également visible, selon les images diffusées par les médias. Cette mention a depuis été nettoyée. Les forces de l'ordre sont arrivées sur les lieux « dans les deux minutes qui ont suivi l'alerte, peu après 4 heures du matin », a précisé la police. L'individu a été placé en garde à vue pour suspicion de dégradation criminelle aggravée par un motif racial.

La réaction indignée du gouvernement britannique

Downing Street a qualifié cet acte de « odieux ». Un porte-parole du Premier ministre Keir Starmer a déclaré : « Churchill était un grand Britannique. Ce gouvernement défendra toujours nos valeurs et l'auteur de ces actes devra rendre des comptes ». Cette prise de position ferme souligne la sensibilité entourant la figure historique de Churchill, souvent célébré pour son rôle durant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi critiqué pour certaines de ses positions politiques.

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Une revendication et un groupe interdit

Un homme se présentant comme Olax Outis, un ressortissant néerlandais membre du groupe propalestinien Free the Filton 24 NL, a revendiqué cette action dans un message posté sur les réseaux sociaux. Le groupe a publié une vidéo montrant cet individu, vêtu d'une combinaison portant l'inscription « I support Palestine Action », en train de taguer la statue avec une bombe de peinture.

Le groupe Palestine Action, auquel il est associé, a été interdit en juillet 2025 par le gouvernement britannique, qui l'a classé comme organisation terroriste après une intrusion et des actes de vandalisme sur une base de l'armée de l'air. Le gouvernement travailliste y voyait une atteinte à la sécurité nationale. Cependant, cette interdiction a été jugée « disproportionnée » par la justice britannique le 13 février dernier, ajoutant une dimension juridique complexe à cette affaire.

Cet incident s'inscrit dans un contexte plus large de tensions liées au conflit israélo-palestinien et aux actions de certains groupes militants, remettant en lumière les débats sur la liberté d'expression, le vandalisme et la mémoire historique dans l'espace public londonien.

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