Son visage tatoué à son insu : l'histoire de la streameuse Mélanie Wailcester
Son visage tatoué à son insu : l'histoire de Mélanie Wailcester

Depuis 2018, la streameuse française Mélanie Wailcester a découvert que son visage est tatoué sur de nombreux inconnus, sans jamais avoir donné son accord. Ses photos, piochées sur les réseaux sociaux, servent de modèle à des tatoueurs. Aujourd'hui, elle ignore combien de personnes ont ses traits gravés sur la peau.

Une découverte surprenante sur Pinterest

L'histoire débute en 2018. En naviguant en ligne, Mélanie Wailcester tombe par hasard sur une publication saisissante : un internaute porte un tatouage de son visage, légèrement modifié mais très reconnaissable. En le contactant, elle comprend le fil des événements : le tatoueur cherchait des modèles sur Pinterest, où des clichés issus de son compte Instagram avaient été épinglés. En manque d'inspiration, l'artiste s'en est servi pour dessiner son croquis.

D'autres tatoueurs ont ensuite répété la démarche. L'un d'eux, un Italien, explique ce geste par les usages de l'époque : avant l'arrivée de l'intelligence artificielle, les créateurs peinaient à trouver des références visuelles et utilisaient directement des photos réelles publiées en ligne.

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Une vingtaine de tatouages connus, mais peut-être plus

« À ma connaissance, une vingtaine de personnes ont mon visage tatoué, mais je ne dois pas être au courant pour tous », confie Mélanie Wailcester sur son compte TikTok. Elle n'est d'ailleurs pas la seule victime : une autre Française, une Brésilienne et une Américaine ont vécu exactement la même situation, sans jamais avoir été consultées.

Que dit le droit français ?

Sur le plan légal, la règle est stricte : la reproduction du visage d'un individu nécessite son autorisation. Dès lors que la personne est reconnaissable, qu'elle soit maquillée ou grimée, il y a atteinte au droit à l'image. S'inspirer du réel reste possible, à condition que le dessin ne soit pas identique ou ressemblant. Dans le cas contraire, la victime peut saisir la justice, exiger des dommages et intérêts et demander l'arrêt de la diffusion du motif.

Face à cette mésaventure, Mélanie Wailcester tire un constat lucide : « Il faut faire attention à ce que l'on poste car cela peut être réutilisé. »

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