À Six-Fours, un employé de La Poste en contrat à durée déterminée a été confondu après avoir jeté du courrier à la poubelle au lieu de le distribuer. Placé en garde à vue au commissariat de Sanary, il a avoué les faits et a été laissé libre dans l’attente d’une convocation devant le délégué du Procureur au mois d’octobre.
Des habitants privés de courrier depuis juillet 2026
Depuis le mois de juillet 2026, certains habitants de la commune de Six-Fours s’étaient émus auprès du directeur de La Poste de Six-Fours. Ils constataient avec mauvaise surprise que leur boîte aux lettres restait vide alors que des courriers leur étaient annoncés imminents, ou ne recevaient pas leur journal.
Le directeur et un chef d’équipe ont isolé une tournée régulièrement problématique. Leurs soupçons se sont portés sur un employé en particulier, titulaire de cette tournée : un jeune homme de trente ans, embauché en CDD depuis juin 2026.
Surveillance et mise à pied immédiate
Mi-août, les cadres de La Poste, qui avaient placé le facteur sous surveillance, l’ont surpris sur un parking, à proximité de son véhicule. Plusieurs dizaines de courriers étaient stockés dans le véhicule, jamais distribués. Confronté aux preuves, le mis en cause a d’abord minimisé les faits avant d’avouer lors de sa garde à vue.
Il a été mis à pied immédiatement et le directeur de La Poste a déposé plainte. Le facteur indélicat a indiqué qu’il « ne faisait rien du courrier des clients qu’il n’ouvrait pas et ne conservait pas ».
Une méthode radicale pour gérer les tournées
Se sentant « dépassé lors des tournées » et afin de ne pas reporter la charge de son travail non réalisé sur des collègues, alors qu’il se trouvait selon ses dires « au bord de l’épuisement professionnel », il aurait pris pour habitude de gérer les stocks de courrier selon une méthode plutôt radicale : il jetait tout simplement le courrier en trop dans des poubelles.
À l’issue de son passage dans les cellules de garde à vue du commissariat, il a été laissé libre dans l’attente d’une convocation devant le délégué du Procureur au mois d’octobre.



