Singapour autorise les coups de bâton contre le harcèlement scolaire
Singapour : coups de bâton autorisés contre le harcèlement

Singapour autorise les coups de bâton pour lutter contre le harcèlement scolaire

Face à la persistance du harcèlement scolaire, Singapour adopte une mesure radicale et controversée. Le ministre de l'Éducation, Desmond Lee, a annoncé que les garçons auteurs de harcèlement, y compris en ligne, pourront désormais être sanctionnés par des coups de canne. Cette décision, rapportée par le Guardian, marque un retour aux châtiments corporels dans les établissements scolaires, une pratique pourtant largement critiquée à l'international.

Une sanction encadrée et limitée

Les coups de bâton ne seront appliqués qu'en dernier recours, après validation du chef d'établissement. La gravité des faits et la maturité de l'élève seront examinées au cas par cas. La punition est limitée à trois coups de canne et ne concerne que les garçons à partir du niveau primaire supérieur, soit entre 9 et 12 ans et au-delà. Les filles, quant à elles, seront soumises à d'autres sanctions comme la retenue, la suspension ou une baisse de la note de comportement.

Une pratique contestée dans le monde

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que les châtiments corporels causent des dommages importants au développement des enfants et restent trop répandus. Selon l'OMS, 1,2 milliard d'enfants de 0 à 18 ans subissent chaque année ce type d'acte à domicile dans le monde. En France, cette pratique est interdite depuis 1887. La décision de Singapour relance le débat sur l'efficacité et l'éthique de telles mesures.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale
Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram