SDF endormi au Purple Campus d'Alès : quatre mois avec sursis
SDF endormi au Purple Campus : quatre mois avec sursis

Le 24 août, vers 2 h 30, un homme de 53 ans, sans domicile fixe, a forcé une fenêtre du Purple Campus d'Alès, dans le Gard, avant de fouiller l'arrière-cuisine sans rien voler puis de s'endormir sur une table. Découvert au matin par le personnel, il a été interpellé par la police municipale, puis jugé en comparution immédiate le 27 août pour tentative de vol. Le tribunal correctionnel d'Alès l'a condamné à quatre mois de prison avec sursis probatoire de deux ans.

Une intrusion sans vol suivie d'un sommeil sur place

Lors de l'audience, le président Vincent Edel a diffusé une vidéo de surveillance. Le prévenu, un tee-shirt blanc sur la tête et une lampe à la main, s'est reconnu à l'écran sans laisser paraître d'émotion. Interrogé sur les faits, il a déclaré : « Je ne peux pas vous dire, je ne me rappelle de rien. J'étais sous benzodiazépines. »

Installé à Alès depuis dix-huit ans, l'homme a décrit une vie « décousue ». Suivi par le Service d'accueil de jour des exclus (Saje), il espère trouver un logement. Sans médecin traitant, il souhaite « remonter la pente ». Il voit ses enfants en visioconférence, mais sa famille ignore qu'il vit dans la rue depuis quatre ans. « Quand vous arrivez de la rue, personne ne veut de vous. Quand vous sortez de prison, c'est compliqué », a-t-il expliqué.

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Un casier judiciaire ancien et une désocialisation relevée

Le casier judiciaire du prévenu comporte cinq condamnations entre 2007 et 2017 pour des faits liés aux stupéfiants et aux armes. Ancien consommateur d'héroïne, il affirme avoir décroché il y a dix-sept ans après une cure. Le substitut du procureur de la République, Quentin Larroque, a estimé que « la vidéo est claire sur ses intentions ». Il a relevé le casier judiciaire et la désocialisation, tout en notant que la justice ne l'avait pas revu depuis longtemps. « Il est capable de mieux. Il a déjà réussi à se sortir de l'héroïne », a-t-il ajouté.

Le parquet a requis douze mois de prison, dont six avec sursis probatoire renforcé, ainsi que l'obligation de soins et trois ans d'interdiction de paraître près du campus. Son avocat, Me Guillaume Garcia, a plaidé la clémence : « Son dernier délit remonte à neuf ans. » Le tribunal a finalement prononcé quatre mois de prison assortis d'un sursis probatoire de deux ans, avec l'obligation de se soigner et de travailler ou de suivre une formation.

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