Ce mardi 22 septembre, des étudiants « sans-facs » ont investi le conseil d'administration de l'Université Paul-Valéry de Montpellier, dont la séance prévue le matin même a été annulée. Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (Scum), qui soutient l'action, précise que ces étudiants réclament une inscription dans le cursus correspondant à leur diplôme antérieur. Le mouvement intervient après deux semaines de blocage pour des jeunes privés de rentrée.
Une action pour l'inscription en Licence et en Master
Le Scum indique défendre 23 titulaires d'un baccalauréat qui se sont vu refuser l'accès en Licence après leur passage sur Parcoursup. S'ajoutent 68 diplômés de Licence qui n'ont pas obtenu de place en Master, écartés par des enseignants directeurs de Master. Au total, ce sont donc 91 étudiants concernés par cette situation à Paul-Valéry.
Pour le syndicat, être « sans-fac » signifie être privé de la possibilité de poursuivre ses études et de préparer son diplôme. Ces étudiants, souvent précaires, se retrouvent sans bourse et sans logement étudiant. Pour les étrangers, la menace d'une expulsion du pays plane sur eux, ajoute le Scum.
Des avancées limitées après un premier rassemblement
Le syndicat rappelle qu'un premier rassemblement devant le Rectorat de l'académie de Montpellier, le lundi 14 septembre, avait permis d'obtenir deux avancées. D'une part, un engagement à un réexamen des dossiers transmis. D'autre part, la garantie que les étudiants étrangers, assujettis à un titre de séjour et éligibles au recours au rectorat, puissent bénéficier d'un prolongement de leur titre de séjour de trois mois.
Cependant, le Rectorat a aussi confirmé que le pouvoir de décision final d'inscrire les étudiants concernés relève uniquement des universités. Cette position a conduit les étudiants à intensifier leur action à Paul-Valéry.
Une délégation reçue par la présidence, sans résultat concret
À l'Université Paul-Valéry, une délégation a été reçue dans un premier temps par la présidence, suite à un rassemblement sous ses fenêtres jeudi 17 septembre. Après trois heures de discussions, la présidence s'est contentée de promettre qu'elle allait transmettre certains dossiers à certains enseignants directeurs de Master pour solliciter leur accord.
Pour ces étudiants « privés de rentrée depuis plus de deux semaines », le Scum annonce qu'il « maintiendra l'occupation du conseil d'administration de l'Université Paul-Valéry jusqu'à ce que des solutions soient trouvées ». La pression reste donc entière sur l'établissement.



