Saisie insolite à Saint-Sever : la gendarmerie confisque deux autruches détenues illégalement
Saisie insolite : deux autruches illégales confisquées par la gendarmerie

Une saisie insolite pour la gendarmerie de Saint-Sever

Ce mardi 3 mars 2026, les gendarmes de la brigade de Saint-Sever ont réalisé une intervention pour le moins inhabituelle. Habitués aux saisies de stupéfiants ou d'armes, les militaires ont cette fois procédé à la confiscation de deux autruches, détenues illégalement par des particuliers sur deux terrains distincts de la commune.

Une enquête minutieuse aboutit à la découverte des animaux

L'adjudant Benjamin Boivin, chargé de l'enquête, explique le processus : « Nous avions plusieurs indications convergentes sur la présence d'une autruche dans la commune. De fil en aiguille, nous avons localisé l'adresse où elle se trouvait, puis découvert une seconde adresse avec un autre animal, à l'autre bout de la commune. »

Avant d'intervenir, les gendarmes ont pris soin d'alerter l'Office français de la biodiversité, dont le soutien s'est avéré essentiel pour déterminer les infractions et décider de la marche à suivre. C'est donc accompagnés des agents de la police de l'environnement que les militaires se sont présentés chez les propriétaires pour procéder à la saisie de ces oiseaux géants.

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Des conditions de détention inadaptées et illégales

Les deux autruches vivaient dans des enclos de moins de trente mètres carrés, dépourvus d'abri accessible. Ces conditions sont totalement contraires à la réglementation française, qui impose pour cette espèce dangereuse :

  • Des espaces de plusieurs centaines de mètres carrés
  • Des installations adaptées à leur bien-être
  • Une autorisation préalable obligatoire pour leur détention

Les animaux ont été confiés à un éleveur spécialisé dans le Gers, qui assurera leur accueil en attendant qu'une décision de justice statue sur leur sort définitif.

Des poursuites judiciaires à venir

Les deux propriétaires, des hommes d'une trentaine d'années, n'ont pas encore été entendus par les gendarmes qui cherchent à retracer le parcours de ces animaux. Ils risquent des sanctions sévères :

  1. Jusqu'à six mois d'emprisonnement
  2. Une amende pouvant atteindre 9 000 euros
  3. Des poursuites supplémentaires pour les conditions de détention inadaptées

Cette affaire rappelle que la détention d'autruches sans autorisation constitue un délit en France, ces animaux étant classés comme espèces dangereuses nécessitant des conditions spécifiques et un encadrement réglementaire strict.

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