Saint-André-de-Valborgne : l'agression à l'arme était un canular
Saint-André-de-Valborgne : agression à l'arme, un canular

Les gendarmes de la compagnie du Vigan ont été victimes d'un swatting, une pratique consistant à lancer un appel d'urgence fictif pour mobiliser les forces de l'ordre. Ce dimanche, un individu a contacté le Centre d'opérations et de renseignement de la gendarmerie pour signaler une agression à l'arme dans la commune de Saint-André-de-Valborgne, en Cévennes.

Une mobilisation importante pour rien

Onze militaires, dont les hommes du Psig de Saint-Hippolyte-du-Fort et de la brigade de Saint-Jean-du-Gard, ont été déployés sur place. Pendant trois heures, ils ont parcouru les rues du village, pourtant de taille modeste, afin de localiser l'agresseur présumé. Malgré leurs efforts, aucune trace de l'agression n'a été trouvée.

Un canular aux conséquences lourdes

Après avoir rendu compte de leur échec, les gendarmes ont découvert qu'ils avaient été victimes d'un swatting. Ce terme anglais désigne un appel téléphonique anonyme mensonger, dont le but est de nuire à une personne ou à une organisation en déclenchant une intervention des services d'urgence. Initialement utilisé dans le milieu du gaming, ce phénomène se répand dans le département, faisant perdre un temps précieux aux forces de l'ordre.

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Enquête difficile

Malgré les recherches, les militaires de la compagnie du Vigan n'ont pas pu identifier le « plaisantin ». L'appel avait été passé depuis un numéro de téléphone acheté sur internet, et un compte gaming hacké la veille a été utilisé pour masquer son identité. Les gendarmes rappellent que ce type de canular peut avoir des conséquences graves et mobilise des ressources qui pourraient être nécessaires pour de véritables urgences.

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