La Maison-Blanche a récemment attribué à l'administration Trump le mérite d'un double investissement de Rolls-Royce : 75 millions de dollars dans une usine de Caroline du Sud et 24 millions dans le Minnesota. Or, ces montants concernent Rolls-Royce PLC, la branche qui produit notamment des moteurs d'avion, et non Rolls-Royce Motor Cars, le constructeur automobile. Les deux entités sont totalement séparées depuis les années 1970.
Une confusion déjà commise en janvier
Ce n'est pas la première fois que l'administration Trump commet cette erreur. En janvier, elle avait déjà lié à l'industrie automobile l'annonce de Rolls-Royce PLC de ces mêmes investissements. Cette confusion répétée soulève des questions sur la rigueur des communications officielles.
Un contexte de relocalisation industrielle
Cette annonce intervient dans un contexte où l'administration Trump promeut une politique de relocalisation des emplois manufacturiers aux États-Unis, notamment par des taxes douanières pouvant atteindre 100 %. Dans l'industrie automobile, cette stratégie semble porter ses fruits : Ford, General Motors, Jeep, mais aussi des marques étrangères comme Hyundai et Mercedes ont annoncé réinvestir dans leurs usines américaines ou rapatrier la production de certains modèles.
Un accord commercial avantageux pour l'aéronautique
L'ironie de cette confusion est que la branche aéronautique de Rolls-Royce bénéficie d'un accord commercial entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui exempte les composants aéronautiques britanniques des droits de douane américains. Ainsi, les investissements vantés par la Maison-Blanche concernent une entreprise déjà favorisée par un régime douanier spécifique, et non le secteur automobile que l'administration cherche à protéger.



