Rixe à Périgueux : sept ans après, des versions toujours divergentes
Rixe à Périgueux : versions toujours divergentes

On ne saura probablement jamais exactement ce qui s’est passé lors de la rixe qui s’est improvisée à la sortie de la boîte de nuit La Luna de Périgueux, dans la nuit du 31 décembre 2018 au 1er janvier 2019. Sept ans après les faits et malgré l’instruction ouverte pour violences volontaires par le parquet de l’époque, les versions livrées, vendredi 22 mai devant le tribunal correctionnel de Périgueux, par les protagonistes de l’affaire « divergent toujours autant », dixit le ministère public.

Un contentieux en deux temps

L’enquête a pu démontrer, a minima, que le contentieux entre les prévenus et la partie civile s’était joué en deux temps. Dans la première partie de la soirée de la Saint-Sylvestre, l’un des trois mis en cause s’en est pris physiquement à la victime mineure à l’intérieur de la boîte de nuit. « J’ai voulu le calmer parce qu’ils s’embrouillaient avec deux jeunes que je connaissais bien », a tenté de se justifier le jeune homme de 25 ans.

Après ce premier épisode, la victime a contacté son frère par téléphone. Lui a-t-elle demandé de la ramener chez elle ou l’a-t-elle pressé d’en découdre avec son agresseur ? La question reste en suspens.

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La rixe sur le parking

Vers 6 heures, alors que le jeune homme à l’origine du premier incident s’apprêtait à quitter les lieux en voiture, une rixe a éclaté sur le parking de la discothèque. Le frère aîné de la victime a porté deux coups de poing à l’intéressé. Sur cet entre-fait, la jeune femme qui l’accompagnait a sorti un couteau papillon et l’a planté dans une épaule et le thorax de la victime. « Elle a voulu faire cesser le déchaînement de violences », a plaidé Me Maris, convoquant au passage la thèse de la légitime défense.

Une option balayée d’un revers de main par le ministère public, convaincu que « la rixe qui s’est jouée à l’extérieur de l’établissement trouve son origine dans les faits du début de soirée ». Il a requis des jours-amendes à l’endroit des deux prévenus masculins et une peine de six mois avec sursis à l’encontre de la jeune femme.

Des séquelles physiques et psychologiques

Des peines justifiées aux yeux de Me De Sousa. « Mon client a fait dix jours d’hôpital après l’agression. Il en a gardé des cicatrices physiques et psychologiques. » L’affaire a été mise en délibéré au vendredi 19 juin.

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