Violences en marge de la finale de la Coupe de France
Dix-sept personnes ont été présentées à un juge d'instruction ce mercredi, à la suite d'une violente rixe survenue en marge de la finale de la Coupe de France de football, qui opposait le Paris Saint-Germain à l'Olympique Lyonnais. Les faits se sont déroulés samedi dernier aux abords du Stade de France, à Saint-Denis.
Une bagarre générale éclate
Selon les premiers éléments de l'enquête, une altercation verbale entre des supporters des deux camps aurait dégénéré en bagarre générale, impliquant plusieurs dizaines de personnes. Les forces de l'ordre, présentes en nombre, ont dû intervenir pour séparer les protagonistes. Bilan : plusieurs blessés légers et des dégâts matériels.
Les 17 personnes interpellées, âgées de 18 à 45 ans, sont soupçonnées d'avoir participé activement aux violences. Elles ont été placées en garde à vue avant d'être déférées devant la justice. Le parquet de Bobigny a ouvert une information judiciaire pour « violences en réunion » et « participation à un groupe formé en vue de commettre des violences ».
Des mesures de sécurité renforcées
Cet incident relance le débat sur la sécurité dans les enceintes sportives et leurs abords. Les autorités avaient pourtant renforcé le dispositif de sécurité pour cette finale, avec plus de 4 000 policiers et gendarmes mobilisés. Malgré cela, des heurts ont éclaté, notamment dans les zones de forte concentration de supporters.
Le ministre de l'Intérieur a condamné ces violences et promis des sanctions exemplaires. « Le football doit rester une fête, pas un champ de bataille », a-t-il déclaré. De son côté, la Fédération française de football (FFF) a annoncé qu'elle allait étudier des mesures supplémentaires pour prévenir ce type d'incidents, comme l'interdiction de stade systématique pour les fauteurs de troubles.
Les supporters mis en cause encourent des peines allant jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Leur jugement devrait intervenir dans les prochains mois. En attendant, ils ont été placés sous contrôle judiciaire, avec interdiction de paraître dans les stades de football.



