Travaux d'eau à Cannes : 920 000 € pour remplacer un km de canalisations
Travaux d'eau à Cannes : 920 000 € pour un km de canalisations

Depuis le lundi 29 juin, des travaux de renouvellement des réseaux d'eau sont en cours sur l'avenue Michel-Jourdan, à Cannes-La Bocca. Pendant 11 semaines, les ouvriers remplacent les canalisations vieilles de plus de 50 ans sur un peu moins d'un kilomètre, pour un montant de 920 000 euros.

Un chantier de renouvellement patrimonial

« C'est un chantier de renouvellement patrimonial des réseaux », explique Pierre Rouvière, de la direction travaux hydraulique à l'agglomération Cannes Pays de Lérins. « Cette opération, c'est le renouvellement d'à peu près un kilomètre de réseau. »

L'opération concerne deux types de réseaux : un réseau de gros diamètres (des canalisations appelées feeders) et une conduite de desserte plus petite qui assure la distribution. « La conduite de transport a uniquement vocation à transporter l'eau entre les captages. Elle remonte l'eau des tuyaux de la basse vallée de la Siagne sur des réservoirs d'eau, qui alimentent tout le littoral cannois, du Cannet jusqu'à Théoule (hors Mandelieu). »

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Les travaux se déroulent en été pour perturber au minimum la circulation, bien que le double sens soit maintenu. « Pendant les vacances, on a moins de transits sur ce secteur, moins de circulation, parce qu'on a moins de gens qui travaillent, qui passent aux heures de pointe, et l'école, juste à côté, est fermée. »

Un taux de fuite de 16,5 %

L'objectif est de remplacer les canalisations existantes (qui seront gardées sous terre), âgées de plus de 50 ans, par de nouveaux tuyaux en fonte fabriqués à Pont-à-Mousson (France). « À une époque, on utilisait beaucoup de plastique, mais on s'est rendu compte que ça a une durée de vie qui est moindre. Nous, notre choix, c'est vraiment d'avoir des matériaux qui ont une durée de vie la plus longue possible. »

Le Sicasil renouvelle chaque année environ 12 kilomètres de canalisations, soit un taux de renouvellement de 1 %, « nettement supérieur à la moyenne nationale, qui s'établit autour de 0,7 % ». Ce qui permet d'afficher un taux de rendement de l'ordre de 83,5 %. « C'est un très bon rendement au niveau national. Par contre, ça nécessite aussi des gros investissements, et on arrive à les faire sans augmentation du prix de l'eau depuis des années. » Le taux de fuite est ainsi de 16,5 %.

En un peu plus de 20 ans, le taux de rendement est passé de 69 % à 83,5 %. Cela n'est pas seulement dû au renouvellement : « Là, on est sur du patrimonial, ce qui veut dire qu'on ne le régénère pas, mais qu'on l'entretient. Après, on fait aussi de la sectorisation du réseau, c'est-à-dire qu'on découpe le réseau en secteurs, avec des compteurs en entrée de chaque secteur. » Ensuite, si le débit paraît anormal, « on va faire des écoutes par la corrélation acoustique. C'est-à-dire qu'on écoute l'eau dans le sol en se branchant sur les réseaux. »

Un autre volet dans la traque aux fuites est la diminution des pressions. Une lutte qui « n'est jamais gagnée : c'est un effort qui doit être continu ».

Des investissements conséquents

En 2024, 17,6 millions d'euros ont été consacrés à la modernisation et la sécurisation du service public de l'eau potable, avec notamment le renouvellement de 11 406 mètres de nouvelles conduites d'eau potable et 494 branchements. En un peu plus de 20 ans, le taux de rendement de réseau performant est passé de 69 % à 83,5 %.

Une phase d'opération nocturne

L'opération de renouvellement se déroule en deux phases : pendant 3 à 4 semaines, du rond-point Michel-Jourdan jusqu'au carrefour Maurice-Chevalier, puis pendant 7 à 8 semaines, du carrefour Maurice-Chevalier au début du chemin de la Plaine de Laval. Une phase de travaux se fera sous la route, « par demi-chaussée de nuit, sur un alternat », afin de contraindre au minimum la circulation.

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