Rentrée difficile à l'école Arago de Sète : poste supprimé, AESH manquants
Rentrée difficile à l'école Arago de Sète : poste supprimé, AESH manquants

L'école Arago de Sète connaît une rentrée 2026 sous tension. L'établissement a perdu un poste d'enseignant, ce qui porte la moyenne d'élèves par classe à plus de 24, et le dispositif Ulis, destiné aux élèves en situation de handicap, est privé d'AESH (accompagnants d'élèves en situation de handicap). Ces difficultés, liées à la nouvelle carte scolaire, ont été confirmées par plusieurs témoignages de parents et d'enseignants.

Une mobilisation sans effet

Dès avril, l'école a tenté de s'opposer à la suppression de poste. L'ensemble du corps enseignant s'est mis en grève, les parents ont suivi, et la Ville de Sète a défendu l'établissement auprès du rectorat. Malgré cela, une classe de CE1 a fermé. L'école, située en Quartier de la Politique de la Ville (QPV), accueille des élèves allophones et dispose d'un dispositif Ulis. Ses effectifs ont chuté : 182 écoliers en 2015, 139 en 2022, 115 pour cette rentrée.

Des enfants privés d'accompagnement

Logan, 10 ans, atteint de troubles autistiques, bénéficie du dispositif Ulis depuis trois ans. Son AESH a été affectée dans une autre école fin août. Son père, Noël, déplore : "C'est un vrai problème. Cela faisait trois ans qu'on avait la même. On est bien accompagnés dans cette école, mais cette absence nous contrarie." L'équipe enseignante a appris lundi soir qu'une nouvelle AESH arriverait, mais Noël reste inquiet : "Elle va devoir s'adapter à Logan, et inversement. Ce sont des habitudes qu'il va falloir reprendre, tout un travail de confiance à faire."

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Des enseignants en "mode dégradé"

Élodie, une autre maman, a découvert mardi dans la cour que son fils Louis, 7 ans, autiste, ne pouvait pas faire sa rentrée en CE1. "C'est un coup de massue. Ce sont les enfants qui trinquent. Je me retrouve avec mon Loulou à la maison, un jour de rentrée, parce qu'il n'a plus son AESH. J'en ai pleuré." Une institutrice décrit la situation en classe : "Au lieu d'être trois, on est seul. Ce qui oblige à tourner davantage, à passer moins de temps avec les enfants, car on ne peut pas se couper en onze." Elle parle d'un "mode dégradé" qui devient "la norme".

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