Rave géante illégale dans l'Hérault : la porte-parole s'exprime
Rave illégale dans l'Hérault : la porte-parole témoigne

Une free party sauvage dans la garrigue de l'Hérault

Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 juin, plusieurs milliers de teufeurs ont débarqué sur le causse du Mas neuf, à Ferrières-les-Verreries, dans l'Hérault. Cette free party, baptisée "la revanche des chaussettes sales", était prévue depuis plusieurs semaines. Lilou, Nîmoise, médiatrice et porte-parole des organisateurs, apporte des éclaircissements sur cette rave géante illégale.

Des incidents regrettables

L'un des copropriétaires du terrain occupé a rapporté avoir été molesté, sa canne volée, et des individus se sont baignés dans sa piscine. Lilou condamne fermement ces actes : "Nous l'avons appris samedi après-midi et nous condamnons fermement ces agissements, on ne cautionne pas, ce n'est pas du tout en accord avec nos valeurs et nos principes en général et de l'organisation de cette teuf en particulier. On va voir ce que l'on peut faire, même si ça va être difficile de trouver les personnes en question. C'est très irrespectueux, on est vraiment désolé, mais les organisateurs ne sont pas responsables de ça, ce sont des personnes dans leur individualité."

Elle ajoute : "Il y aurait également eu une effraction avec un cadenas cassé. Là c'est pareil, les organisateurs ne veulent pas être assimilés à ça, c'est contraire à ce qui a été demandé aux gens et ce que les gens doivent respecter. C'est un manque de respect. De notre côté, nous sommes arrivés, il n'y avait pas de barrière, pas de cadenas."

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Pas d'autorisation des propriétaires

Interrogée sur l'absence d'autorisation, Lilou répond simplement : "Non." Elle explique la motivation de cette free party : "Nous sommes en profond désaccord avec la nouvelle loi Ripost qui est en train d'être mise en place et que nous ne trouvons pas adaptée. Nous avons l'impression que la communication n'a pas fonctionné entre les groupes d'organisations de teuf et avec les institutions et le gouvernement. Nous sommes vraiment tristes de cette loi, on comptait vraiment avoir des accords pour que tout se passe bien en termes de sécurité pour les participants et qu'il n'y ait pas de gêne pour les autres autour aussi. On a juste envie que tout se déroule dans les meilleures conditions. Là, justement, on a essayé de s'isoler pour qu'il y ait le moins de gêne sonore pour les villages avoisinants."

Respect de l'environnement et réduction des risques

Concernant l'inquiétude des propriétaires et associations sur l'état de la garrigue après la free party, Lilou assure : "Quand tout sera vide, le site sera nettoyé de fond en comble avant notre départ pour le rendre aussi propre que quand on est arrivé, il y a de l'autogestion et de la gestion collective. On a mis des balises autour des espaces où il y a des fleurs rares qui poussent ici pour ne pas abîmer ces plantes, notre but c'est de ne pas abîmer la faune et la flore autour."

Sur la question des conduites à risques, elle précise : "Des associations de réduction des risques en milieu festif sont là, pour les éventuelles consommations de stupéfiants, ils ont aussi, par exemple, des ethylotests pour que les personnes ne conduisent pas alcoolisés. Le but c'est vraiment que personne ne se mette en danger et que ça se passe bien pour tout le monde."

Durée de l'événement

Quant à la durée prévue, Lilou indique ne pas connaître la date de fin.

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