Commémoration de la rafle de 1944 à Périgueux : Alain Hucher dénonce la xénophobie persistante
Rafle de 1944 à Périgueux : Alain Hucher dénonce la xénophobie

Commémoration de la rafle de 1944 à Périgueux

Le 10 mai 1944, 211 personnes étaient arrêtées par la police française et regroupées dans l’actuel théâtre du Palace à Périgueux. Une tragédie commémorée ce dimanche, 82 ans plus tard. Alain Hucher, co-président du Comité de liaison du prix du concours de la Résistance et de la Déportation de la Dordogne, interroge : « Peut-on parler d’histoire et de mémoire sans faire une incursion dans l’actualité ? » Il répond : « La xénophobie n’a pas pris fin le 8 mai 1945, relayée aujourd’hui par un empire médiatique véhiculant le rejet de l’autre. »

Une cérémonie chargée de sens

Ce dimanche 10 mai à Périgueux, la commémoration de la rafle de 1944 s’est déroulée devant le théâtre du Palace, lieu où les 211 résistants avaient été regroupés, alors que le bâtiment était un cinéma. Alain Hucher a vilipendé « l’entreprise de falsification » de l’histoire qui affirme que « Vichy et la collaboration c’était la gauche et que l’extrême droite n’a pas autant collaboré qu’on l’a dit ». Il a martelé : « Il faut sans cesse répéter que le régime pétainiste était bien une dictature pratiquant une politique d’extrême droite. »

Réactions hostiles

Pendant la cérémonie, la députée Rassemblement national Nadine Lechon est restée de marbre. Au moment où elle a déposé une gerbe de fleurs, plusieurs personnes se sont retournées pour signifier leur hostilité.

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