À Cuba sous le blocus américain : « Chaque jour est plus difficile »
Cuba : sous le blocus, chaque jour est plus dur

À Cuba, le blocus économique imposé par les États-Unis depuis 1962 continue d’asphyxier la population. Dans les rues de La Havane, les files d’attente s’allongent devant les magasins d’État, où les produits de première viennent à manquer. « Chaque jour est plus difficile », témoigne Maria, une retraitée de 72 ans, qui fait la queue depuis 5 heures du matin pour acheter du pain.

Une économie sous tension

L’embargo américain, renforcé sous l’administration Trump, limite les importations de médicaments, de nourriture et de carburant. Les pénuries sont chroniques : l’essence est rationnée, l’électricité subit des coupures quotidiennes. Les Cubains doivent souvent se contenter de rations insuffisantes. « Nous avons à peine de quoi manger », confie Luis, un ouvrier de 45 ans.

Le quotidien des Cubains

Le marché noir prospère, mais les prix y sont inaccessibles pour beaucoup. Un litre d’huile de cuisine coûte l’équivalent d’un quart du salaire moyen. Les familles s’organisent : on troque, on partage, on répare. « Nous sommes habitués à nous débrouiller », explique Yadira, mère de trois enfants. « Mais la fatigue est là. »

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Un espoir malgré tout

Malgré les difficultés, la solidarité reste forte. Les voisins s’entraident, les initiatives locales fleurissent. Certains jeunes se tournent vers l’agriculture urbaine pour produire leur propre nourriture. « Le blocus nous a appris à être créatifs », dit Carlos, un ingénieur reconverti en maraîcher.

La communauté internationale critique régulièrement l’embargo, mais les États-Unis maintiennent leur position. Pour les Cubains, la vie continue, entre résilience et espoir d’un changement. « Nous ne perdons pas espoir », conclut Maria. « Mais chaque jour est une lutte. »

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