Des propos racistes de personnalités étrangères
À l'approche de la demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et l'Espagne, une vague de racisme sans précédent a ciblé l'équipe de France. L'ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a publié une tribune dans le quotidien El Debate le samedi 11 juillet au soir, dans laquelle il a tenu des propos aux relents racistes. Bien qu'il ait salué le "très haut niveau" de l'équipe de France, la qualifiant d'"adversaire redoutable", il a ajouté : "Cela dit, elle ne compte aucun joueur français dans ses rangs."
Dans le même temps, la vice-gouverneure de la province argentine de Mendoza, Hebe Casado, a posté un message sur X le 4 juillet après le match France-Paraguay (1-0) : "Bien, Paraguay. L'équipe africaine, sans aucune manière. Je ne supporte pas Mbappé." Ce tweet a suscité l'indignation et a conduit l'ambassadeur de France en Argentine, Romain Nadal, à déclarer Hebe Casado "non grata" à l'ambassade de France et dans toute coopération bilatérale.
Réactions diplomatiques et politiques
L'ambassadeur Romain Nadal a dénoncé des propos dont "le caractère raciste ne fait aucun doute" et qui "la disqualifient pour travailler avec l'ambassade ou participer à des réunions où serait présente l'ambassade". Il a ajouté : "Nous sommes fiers de notre diversité et n'allons tolérer aucune forme de dénigrement ou de remise en cause de la nationalité de nos joueurs." Il a également souligné l'hypocrisie de la part d'une fonctionnaire argentine, pays qui se vante d'avoir accueilli les migrants à bras ouverts, critiquant une sélection issue de l'immigration.
Hebe Casado s'est défendue en invoquant le "sarcasme" et le "folklore footballistique", affirmant que "tous l'ont pensé". Cependant, ses propos ont été largement condamnés, y compris par les instances de l'ONU.
Un contexte de racisme croissant dans le football
Cette affaire s'ajoute à une série d'incidents racistes dans le football mondial. Auparavant, une sénatrice paraguayenne, Céleste Amarilla, avait insulté Kylian Mbappé après le même match, provoquant la réaction ulcérée du capitaine français et la condamnation des gouvernements français et paraguayen, du président de la Fifa et de l'ONU. Ces événements mettent en lumière la persistance du racisme dans le sport et la nécessité d'une lutte renforcée contre ce fléau.



