Quatre agents de la Bac jugés pour des violences pendant le Mondial 2022
Quatre policiers de la Brigade anticriminalité (Bac) seront jugés ce lundi au tribunal judiciaire de Paris pour des violences commises sur des passants le soir du 10 décembre 2022, en marge du quart de finale de la Coupe du monde de football au Qatar. Les faits, qui n'ont pas entraîné d'incapacité totale de travail, ont été découverts grâce à des images de vidéosurveillance de la ville de Paris, consultées dans le cadre d'une autre enquête par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Ce soir-là, une foule nombreuse était attendue dans la capitale française après les qualifications de la France et du Maroc pour les demi-finales. Jamais une équipe africaine n'avait atteint ce stade de la compétition, et pour les Bleus, cette victoire laissait espérer un triplé après 1998 et 2018. Les agents de la Bac, en patrouille, auraient alors fait usage de leurs matraques de manière disproportionnée contre des passants, selon les éléments recueillis par l'IGPN.
Les quatre policiers sont poursuivis pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique. Ils risquent jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Le procès, qui doit durer plusieurs jours, devrait permettre de faire la lumière sur les circonstances exactes de ces interventions et sur la responsabilité de chacun.
Cette affaire relance le débat sur l'usage de la force par les forces de l'ordre lors des rassemblements festifs, et sur le contrôle des pratiques policières grâce aux images de vidéosurveillance. Les avocats des parties civiles espèrent que ce procès établira une jurisprudence en matière de violences policières en marge d'événements sportifs.



