Le procès de l'assassinat du demi-frère d'Amine Kessaci, figure emblématique des gilets jaunes à Marseille, s'ouvrira fin octobre devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence. L'audience se déroulera sous haute tension sécuritaire, selon les informations de La Provence. Ce procès très attendu intervient plus de trois ans après les faits, survenus en 2020.
Un contexte judiciaire sensible
L'affaire avait profondément marqué l'opinion publique. Le demi-frère d'Amine Kessaci, connu pour son engagement citoyen dans les quartiers nord de Marseille, avait été tué par balle. Les circonstances exactes du drame restent au cœur des débats. La cour d'assises devra déterminer les responsabilités de chacun des accusés, dont le nombre n'a pas été précisé.
Selon La Provence, qui révèle l'information, le dispositif de sécurité autour de ce procès sera renforcé. Les autorités redoutent des incidents, compte tenu de la sensibilité du dossier et des tensions possibles entre les différentes parties. Les avocats des parties civiles et de la défense ont été informés des mesures prises pour garantir le bon déroulement des audiences.
Une affaire qui avait ému Marseille
Amine Kessaci, devenu une figure médiatique après les manifestations des gilets jaunes, avait reçu de nombreux témoignages de soutien après le décès de son demi-frère. Le drame avait relancé le débat sur la violence par armes à feu dans la cité phocéenne. Les faits s'étaient produits dans un contexte de règlements de comptes récurrents, même si la piste personnelle n'a jamais été écartée.
Le procès, qui doit durer plusieurs semaines, sera suivi de près par les médias nationaux. Les jurés devront se prononcer sur des charges graves, notamment d'assassinat. La qualification retenue par les juges d'instruction avait été confirmée en appel, malgré les demandes de la défense.
Un procès sous tension
Les audiences se tiendront dans la salle d'audience solennelle de la cour d'assises d'Aix-en-Provence, spécialement aménagée pour l'occasion. Des contrôles d'identité et des fouilles systématiques seront effectués à l'entrée. Les forces de l'ordre seront mobilisées en nombre aux abords du palais de justice.
Les parties civiles, qui réclament justice pour la victime, espèrent que ce procès permettra de faire toute la lumière sur les circonstances du drame. La défense, de son côté, conteste les charges et plaide l'acquittement. Le verdict est attendu pour la fin de l'année, selon une source proche du dossier.
Ce procès s'annonce comme l'un des plus sensibles de la fin d'année en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il intervient dans un climat tendu, marqué par une recrudescence des violences dans certains quartiers. Les associations de victimes appellent à la sérénité et au respect de la présomption d'innocence.



