Snapchat : un homme jugé pour chantage à la sextape et viols aggravés sur mineurs
Procès pour chantage à la sextape et viols sur mineurs via Snapchat

Un procès pour chantage à la sextape et viols aggravés sur des mineurs

Le procès de Sofiane C., un homme de 27 ans accusé de viols aggravés et de pressions exercées sur des mineurs pour obtenir des rapports sexuels filmés, s'ouvre ce mardi 24 février 2026 devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis. Il encourt jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Les faits remontent à la période 2018-2022 et se sont déroulés dans plusieurs départements d'Île-de-France, touchant des adolescents âgés de 14 à 17 ans au moment des événements.

Le mécanisme du chantage sur Snapchat

Tout a commencé à l'automne 2020 sur Snapchat, où Eddy, un lycéen de moins de 16 ans, a entamé une relation virtuelle avec une personne se présentant sous le nom de "Kenza". Après avoir obtenu des photos intimes du jeune garçon, la conversation a basculé dans le chantage : soit Eddy acceptait des rapports sexuels avec un homme, soit les images qu'il avait envoyées seraient diffusées. Sous la pression, le lycéen a subi plusieurs rendez-vous dans des hôtels franciliens avec Sofiane C., désigné par "Kenza". Malgré ses tentatives pour bloquer les comptes, le harcèlement a persisté, conduisant Eddy à révéler l'affaire à sa famille fin 2021.

L'enquête et les victimes identifiées

L'enquête menée par la Sûreté territoriale a permis d'identifier trois autres victimes, originaires de l'Essonne, du Val-d'Oise et de Seine-Saint-Denis. Les enquêteurs ont découvert dans le téléphone de l'accusé des dizaines de contenus pédopornographiques. D'autres victimes, dont un enfant d'environ 12 ans, n'ont pu être identifiées. Sofiane C. a prétendu avoir été instrumentalisé par un tiers, non par crainte de diffusion de photos intimes, mais dans l'espoir de rencontrer une jeune femme. Cette version n'a pas été étayée par l'instruction.

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Les conséquences traumatiques et les parties civiles

Après cinq ans de procédure, les experts soulignent des syndromes traumatiques importants chez les jeunes victimes. Seules deux d'entre elles se sont portées parties civiles, motivées par "la volonté que les faits soient reconnus. Et d'en finir enfin", selon le conseil d'Eddy. Ce procès met en lumière les dangers des réseaux sociaux comme Snapchat, où des prédateurs peuvent se faire passer pour des adolescents pour piéger des mineurs.

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