Procès d'un Afghan pour viol d'une joggeuse à Fréjus : les détails sordides de l'agression
Procès d'un Afghan pour viol d'une joggeuse à Fréjus

Le procès d'un Afghan pour viol d'une joggeuse s'ouvre à Draguignan

La cour criminelle du Var ouvre ce lundi le procès de Farshi Mohammadi, un ressortissant afghan de 25 ans, accusé du viol d'une joggeuse commis le 28 août 2023 à Fréjus. Ce procès, prévu pour durer jusqu'à mardi soir, est présidé par Emmanuelle de Rosa, avec Eric Vincent assurant la défense de l'accusé et Me Rita Ferro représentant les intérêts de la partie civile. L'accusé encourt jusqu'à quinze ans de réclusion criminelle pour ces faits particulièrement graves.

Les circonstances horribles de l'agression

Le 28 août 2023, Élodie (prénom modifié), une joggeuse dans la trentaine, effectuait son footing quotidien le long des rives du Reyran à Fréjus lorsqu'elle a été brutalement agressée. Un homme l'a empoignée, jetée au sol et a tenté de lui enlever son short. Pour éviter un viol, la victime a proposé de masturber son agresseur, ce qu'il a semblé accepter, ne parlant apparemment pas français.

Profitant que l'homme avait baissé son pantalon, Élodie a tenté de s'échapper, mais dans la panique, elle a pris une mauvaise direction et a été rattrapée. La lutte s'est terminée lorsque la victime, sous la contrainte, a été forcée d'effectuer une fellation. Après cet acte, elle a finalement pu s'enfuir et alerter les secours, marquée à jamais par cette expérience traumatisante.

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L'identification par ADN et le passé criminel de l'accusé

Les enquêteurs ont pu identifier Farshi Mohammadi grâce à son ADN, prélevé après qu'il a craché au sol lors de son interpellation houleuse par la police municipale de Fréjus le 29 septembre 2023. Les expertises du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) ont permis un rapprochement avec la base de données génétique allemande, livrant ainsi le nom de l'agresseur.

Farshi Mohammadi était déjà recherché par les autorités allemandes dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen pour divers délits, notamment :

  • Insultes et harcèlement sexuel
  • Vol avec arme
  • Incendie volontaire
  • Menaces de mort

Il avait quitté l'Allemagne pour s'installer en France chez son frère, mais avait été mis à la porte en raison de ses violences verbales.

Des faits antérieurs et la défense de l'accusé

L'accusé devra également répondre de faits d'agression sexuelle commis une dizaine de jours avant le viol. Le 17 août 2023 à Toulon, il avait attrapé le bras d'une employée d'un centre de réfugiés avant d'essayer de l'embrasser de force sur la bouche.

Devant le juge d'instruction, Farshi Mohammadi a reconnu les faits, affirmant avoir agi sous l'effet de l'alcool. Il a déclaré : « J'étais ivre, je voulais faire l'amour avec elle. Elle a pleuré, j'ai dit il faut que tu le fasses. » La victime l'a par ailleurs formellement identifié sur planche photographique, renforçant les charges pesant contre lui.

Ce procès met en lumière les mécanismes de coopération judiciaire européenne, avec l'exploitation des bases de données génétiques transfrontalières, tout en rappelant l'importance de la sécurité des personnes dans les espaces publics.

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