Prison ferme pour le pyromane de Cagnes-sur-Mer qui terrorisait ses voisins
Prison ferme pour le pyromane de Cagnes-sur-Mer

Un conflit de voisinage dégénère en incendies criminels

Le tribunal judiciaire de Grasse a condamné Xavier D., un habitant de Cagnes-sur-Mer âgé de 45 ans, à deux ans de prison ferme pour avoir incendié à plusieurs reprises la végétation de sa voisine. Les faits, qui se sont déroulés entre avril et juillet 2026, ont nécessité l'intervention de trois camions de pompiers et ont détruit 600 mètres carrés de végétation, dont un olivier centenaire, avenue de Provence à Vence.

Le prévenu, décrit comme très volubile derrière ses lunettes, a comparu pour destruction du bien d'autrui par un moyen dangereux. Il a reconnu les faits, expliquant être en proie à un conflit obsessionnel avec sa voisine, propriétaire d'une résidence secondaire mitoyenne. Il lui reprochait de ne pas débroussailler son terrain, un grief qui l'a conduit à devenir harceleur par SMS.

Des allumettes pour allumer les feux

Pour allumer les incendies, Xavier D. utilisait de simples allumettes. Lors de l'une des mises à feu, il a lui-même alerté les pompiers, avouant : « Pour un départ de feu que je n'ai pas pu maîtriser, j'ai eu très peur », précisant que son tuyau d'arrosage était trop court. La présidente du tribunal, Laurie Duca, lui a rappelé la gravité de ses actes : « Il y a des jeunes qui se réunissent à proximité, et des habitations occupées à l'année. Avez-vous pensé au danger ? »

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Le quadragénaire, déjà connu de la justice avec deux mentions à son casier judiciaire, a reconnu des troubles psychologiques : « J'ai de gros problèmes d'impulsivité et j'ai entamé un traitement chez un psychiatre ». Malgré cette démarche, la procureure a requis trois ans de prison dont 18 mois avec sursis probatoire, invoquant un risque de récidive.

Une peine de prison ferme avec maintien en détention

En défense, Me Katia Saffioti a souligné que son client avait entrepris de lui-même une démarche de soins. Le tribunal a finalement prononcé une peine de deux ans de prison, dont 14 mois avec sursis probatoire, et a ordonné le maintien en détention de Xavier D. Les incendies des 3 et 4 juillet 2026 ont particulièrement marqué les esprits, nécessitant l'intervention massive des pompiers pour éviter une propagation aux habitations voisines.

L'affaire illustre les conséquences dramatiques d'un conflit de voisinage non maîtrisé. Les experts judiciaires estiment que les troubles psychologiques du prévenu, associés à son impulsivité, ont joué un rôle clé dans le passage à l'acte. La peine prononcée vise à prévenir toute récidive tout en permettant un suivi médical dans le cadre du sursis probatoire.

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