Périscolaire à Paris : 18 mois avec sursis requis contre un animateur pour agressions sexuelles
Le parquet de Paris a requis, ce mercredi 5 mai 2025, une peine de 18 mois de prison avec sursis à l'encontre d'un animateur périscolaire de 34 ans, jugé pour des agressions sexuelles sur plusieurs enfants âgés de 6 à 10 ans. Les faits se sont déroulés entre 2022 et 2023 dans une école élémentaire du 18e arrondissement de la capitale.
Des gestes déplacés pendant les activités périscolaires
L'animateur, qui travaillait dans le cadre du dispositif d'accueil périscolaire, est accusé d'avoir touché les parties intimes de plusieurs enfants, notamment lors des temps de jeux ou de sieste. Selon l'enquête, les faits auraient été commis à plusieurs reprises, sans violence mais avec une connotation sexuelle. Les victimes, des filles et des garçons, ont décrit des attouchements sous les vêtements.
Un signalement des parents et une enquête de la brigade des mineurs
Les faits ont été signalés par des parents d'élèves en janvier 2024, après que plusieurs enfants ont raconté des gestes déplacés à leurs proches. Une enquête a été ouverte par la brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne. L'animateur a été placé en garde à vue puis mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans.
Le prévenu reconnaît les faits mais minimise leur gravité
À l'audience, le prévenu a reconnu les faits mais a tenté de les minimiser, évoquant des "jeux" ou des "gestes maladroits". Il a expliqué souffrir de troubles psychologiques et a présenté ses excuses aux familles. Son avocat a plaidé pour une peine adaptée à son état de santé, soulignant que son client n'avait pas d'antécédents judiciaires.
Des réquisitions fermes du parquet
Le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis, assortis d'une obligation de soins et d'une interdiction d'exercer toute activité en contact avec des mineurs pendant 5 ans. Le procureur a souligné la gravité des faits et le traumatisme subi par les enfants, tout en prenant en compte la reconnaissance des faits par le prévenu.
Le jugement mis en délibéré
Le tribunal correctionnel de Paris a mis sa décision en délibéré au 15 juin 2025. Les parties civiles, représentant plusieurs familles, ont exprimé leur colère et leur déception face à des réquisitions qu'elles jugent trop clémentes. Une association de défense des droits de l'enfant s'est constituée partie civile et a demandé une peine plus lourde.
Un contexte de vigilance accrue
Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance accrue autour des violences sexuelles dans les établissements scolaires. Plusieurs plans de prévention ont été mis en place par le ministère de l'Éducation nationale, mais des associations estiment que les signalements restent insuffisamment traités. La mairie de Paris a annoncé qu'elle renforcerait les contrôles dans les accueils périscolaires.



