La compagne de Jérôme Barella, l'homme suspecté du meurtre de la petite Lyhanna, a déposé une plainte pour viol et violences conjugales. Selon une source proche de l'enquête, cette plainte a été enregistrée le 24 juin 2025, soit deux jours avant la découverte du corps de l'enfant de 8 ans.
Des antécédents de violences
La plaignante, âgée de 32 ans, accuse Jérôme Barella de l'avoir violée à plusieurs reprises et d'avoir exercé des violences physiques et psychologiques durant leur relation. Elle a fourni aux enquêteurs des certificats médicaux attestant de lésions compatibles avec ses déclarations. Selon son avocat, Me François Durand, « ces faits démontrent un schéma de domination et de violence qui a duré plusieurs années ».
Jérôme Barella, 45 ans, avait déjà été condamné en 2019 pour des faits de violences conjugales sur une précédente compagne. Il avait écopé de 18 mois de prison avec sursis. Cette information, confirmée par le parquet de Rennes, n'avait pas été divulguée au moment de l'affaire Lyhanna.
Le meurtre de Lyhanna
Lyhanna, 8 ans, avait disparu le 22 juin 2025 alors qu'elle jouait dans le jardin de son domicile à Saint-Malo. Son corps a été retrouvé trois jours plus tard dans une zone boisée à proximité. L'autopsie a révélé qu'elle avait été étranglée. Jérôme Barella, voisin de la famille, a été mis en examen pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans et placé en détention provisoire.
Les enquêteurs ont établi un lien entre les deux affaires. Selon une source judiciaire, « le profil de l'auteur présumé, avec des antécédents de violences conjugales, a facilité l'identification des faits ». La plainte de sa compagne actuelle a permis de corroborer des éléments déjà recueillis par les gendarmes.
Réactions et impact
L'avocat de la famille de Lyhanna, Me Sophie Leblanc, a salué le courage de la plaignante : « Cette femme a eu le courage de briser le silence. Espérons que cela permettra de faire toute la lumière sur cette tragédie. » De son côté, le parquet de Rennes a indiqué que l'enquête se poursuit et que de nouvelles auditions sont prévues.
Cette affaire relance le débat sur le suivi des auteurs de violences conjugales. Selon les statistiques du ministère de l'Intérieur, 122 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024 en France, soit une hausse de 8% par rapport à 2023. Les associations féministes dénoncent un manque de moyens pour prévenir ces violences.



