Némésis et l'ultradroite coordonnaient un piège contre les antifas avant la mort de Deranque
Piège coordonné contre les antifas avant la mort de Deranque

Des messages révèlent une coordination entre Némésis et l'ultradroite pour piéger des antifas

Bien avant la mort tragique de Quentin Deranque, des échanges de messages dévoilent comment des membres du collectif Némésis se coordonnaient avec des groupuscules d'ultradroite pour attirer dans un piège des militants antifascistes. L'objectif avoué était clair : « choper des gauches ». Ces conversations, datant d'octobre 2025, ont été révélées par L'Humanité et BFMTV, mettant en lumière des préparatifs de confrontation violente plusieurs mois avant les événements fatals.

Une planification minutieuse pour une confrontation violente

Dans ces échanges sur Telegram, une responsable de Némésis à Lyon et un leader d'Audace Lyon discutaient ouvertement de la recherche d'une confrontation entre ultradroite et militants antifascistes. Le collectif Némésis préparait alors une action sur un campus lyonnais et redoutait l'intervention de la Jeune Garde. Un membre d'Audace Lyon a proposé un lieu alternatif, propice à ce que des identitaires se cachent dans un bar voisin. « Vous allez à Lyon 2 ou Lyon 3 faire votre action et nous, on monte une équipe sur place pour choper les gauches […] Au moindre signe de violence des gauches, on casse tout », peut-on lire dans ces messages.

Des stratégies d'appât et des inquiétudes

L'action initiale a finalement été maintenue à l'université catholique de Lyon, mais la militante de Némésis a suggéré une autre approche. « On peut être deux ou trois filles à tracter là où vous voulez les choper, un peu pour faire l'appât », a-t-elle proposé. Cependant, elle exprimait aussi des craintes quant à la sécurité de ses alliés : « Vous serez assez nombreux s'ils se sont mobilisés de leur côté, t'es sûr ? Je veux pas que vous vous fassiez éclater pour nous parce qu'on pourra pas vous aider ». Cette soirée s'est terminée sans incident, les protagonistes rentrant chez eux sans confrontation.

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De la planification à la tragédie

Le 14 février, les affrontements ont bel et bien eu lieu, en marge d'une action menée par Némésis lors d'une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Des violences ont éclaté en pleine rue, conduisant au décès de Quentin Deranque. Sept personnes ont depuis été mises en examen dans cette affaire. Ces révélations montrent que la violence du 14 février n'était pas un événement isolé, mais s'inscrivait dans une logique de confrontation planifiée de longue date entre groupes antagonistes.

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