Perpétuité requise contre Guillaume B. pour assassinat
Perpétuité requise contre Guillaume B.

Réclusion criminelle à perpétuité requise contre Guillaume B.

Ce mercredi, au troisième jour du procès de Guillaume B. devant la cour d'assises de Paris, l'avocat général a requis la peine maximale : la réclusion criminelle à perpétuité. L'accusé, âgé de 34 ans, est jugé pour l'assassinat de sa compagne, Sophie C., survenu en mars 2021 à leur domicile parisien. Les faits, d'une violence extrême, avaient choqué l'opinion publique.

Un crime prémédité

L'avocat général a insisté sur la préméditation du crime. Selon l'accusation, Guillaume B. avait préparé son acte : il s'était procuré une arme blanche quelques jours auparavant et avait rédigé une lettre dans laquelle il exprimait son intention de tuer sa compagne. Les enquêteurs ont également retrouvé sur son téléphone des recherches sur les moyens de dissimuler un cadavre. « C'est un crime froid, calculé, qui ne relève pas d'un accès de folie passagère », a déclaré le magistrat.

Un profil dangereux

Le réquisitoire a également mis en avant la dangerosité de l'accusé. Les expertises psychiatriques ont conclu à une personnalité perverse narcissique, avec une absence totale d'empathie. « Guillaume B. présente un risque grave de récidive. Il ne peut être réinséré dans la société », a affirmé l'avocat général. Ce dernier a également évoqué les violences conjugales antérieures, que la victime avait subies en silence.

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La défense plaide la folie

De son côté, la défense a tenté de démontrer que Guillaume B. était en proie à un délire au moment des faits. Son avocat a plaidé l'irresponsabilité pénale, arguant que l'accusé souffrait de troubles psychiatriques graves non traités. « Mon client n'est pas un monstre, mais un malade. Il doit être soigné, pas puni », a-t-il déclaré. Les experts, cependant, n'ont pas retenu cette thèse, estimant que Guillaume B. était pleinement conscient de ses actes.

Un verdict attendu

La cour d'assises rendra son verdict en fin de semaine. Si la perpétuité est prononcée, Guillaume B. pourra demander une révision de sa peine après 22 ans de détention. En attendant, la famille de la victime, présente à l'audience, espère que justice sera faite. « Sophie méritait de vivre. Nous voulons que Guillaume paie pour ce qu'il a fait », a confié sa mère, les larmes aux yeux.

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