Perpignan : trois policiers violemment agressés par une trentaine d'individus lors d'une interpellation
Une enquête judiciaire a été officiellement ouverte après l'agression violente de trois policiers par une trentaine d'individus, survenue samedi à Perpignan. Les agents de la police nationale tentaient de procéder à l'interpellation d'un homme en possession de stupéfiants et d'argent liquide lorsque la situation a dégénéré en émeute.
Une interpellation qui tourne à l'émeute
Selon les déclarations du procureur de la République de Perpignan, Jérôme Bourrier, les trois policiers avaient découvert des stupéfiants et une somme d'argent liquide dans le véhicule d'un individu qu'ils tentaient d'interpeller. C'est à ce moment précis que le suspect a appelé à l'aide, déclenchant l'arrivée d'une trentaine de personnes qui se sont violemment attaquées aux forces de l'ordre.
Marc Dufresne, secrétaire départemental du syndicat Alliance, a rapporté les détails de l'agression : « Une trentaine de personnes s'en sont violemment pris aux forces de l'ordre, blessant un policier à la tête au moyen d'une barre de fer et un autre aux cervicales ». Il a ajouté que « l'arrivée des renforts leur a permis de se sortir de ce guêpier » et que ses collègues sont « profondément choqués » par cet événement.
Une enquête ouverte mais aucune interpellation à ce jour
Le procureur Jérôme Bourrier a précisé qu'aucune interpellation n'a encore pu être conduite dans le cadre de cette enquête, qui porte sur des chefs de trafic de stupéfiants et de violence sur personne dépositaire de l'autorité publique avec armes. L'enquête se poursuit activement pour identifier et interpeller les auteurs de ces violences.
Réactions politiques et syndicales
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé sur le réseau social X son « soutien total aux trois policiers blessés ». Il a souligné que « rien ne justifie de telles violences contre celles et ceux qui assurent notre sécurité » et a fait vœu de « fermeté absolue face aux auteurs de ces actes ».
En réaction aux propos du ministre, Marc Dufresne a déclaré : « Au-delà des paroles, on veut des actes. Comment peut-on lutter contre le trafic si on n'a pas d'enquêteurs ? On se désespère de recevoir des renforts ». Cette déclaration met en lumière les préoccupations des syndicats de police concernant les moyens alloués à la lutte contre le trafic de stupéfiants et la protection des agents sur le terrain.
Cet incident grave soulève des questions importantes sur la sécurité des forces de l'ordre lors des interventions liées au trafic de stupéfiants et sur les moyens nécessaires pour faire face à des situations de violence collective.



