Municipales 2026 à Perpignan : SOS Racisme attaque Aliot, le maire RN riposte
Perpignan : SOS Racisme attaque Aliot, le maire RN riposte

Municipales 2026 à Perpignan : une campagne électorale sous tension

À un mois des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la ville de Perpignan est le théâtre d'une vive confrontation politique. L'association SOS Racisme a lancé une campagne d'affichage ciblant directement le maire sortant du Rassemblement National, Louis Aliot, candidat à sa réélection.

"C'est Louis ou moi" : l'offensive de SOS Racisme

Le slogan "C'est Louis ou moi" orne désormais les murs de Perpignan, dans le cadre d'une campagne pour une ville "antiraciste". SOS Racisme propose notamment la désignation d'un conseiller municipal délégué à la lutte contre les discriminations, la délivrance de récépissés par la police municipale lors des contrôles, et l'attribution de noms de lieux publics à des "figures représentatives de la diversité française".

Pour l'association, cette initiative vise à interpeller les électeurs sur les enjeux d'égalité et de lutte contre le racisme, dans une ville dirigée par le RN depuis 2020.

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La riposte symbolique de Louis Aliot

Le maire sortant a immédiatement réagi, qualifiant la campagne de "propagande" et lançant sa propre contre-campagne. Ses partisans ont diffusé un tract où la célèbre main jaune de SOS Racisme est devenue bleu-blanc-rouge, avec le slogan "touche pas à mon maire" remplaçant le "touche pas à mon pote" historique de l'association.

Dans un communiqué, la fédération RN des Pyrénées-Orientales affirme : "À Perpignan, personne ne peut sérieusement prétendre avoir été victime d'une quelconque discrimination depuis l'arrivée de Louis Aliot. Nous dirigeons cette ville dans le respect absolu de chaque habitant, sans distinction d'origine, de religion ou de condition."

Un contexte électoral complexe

Louis Aliot part favori dans cette élection, face à une gauche divisée et un candidat de droite minoritaire. Cependant, une ombre plane sur sa campagne : il est mis en cause dans l'affaire des assistants parlementaires. Une condamnation pourrait le contraindre à démissionner quelques mois après les municipales, s'il est déclaré inéligible.

Parmi ses principaux adversaires figurent Agnès Langevine, candidate Place Publique investie par le PS, Bruno Nougayrède soutenu par la droite et les macronistes, Mickaël Idrac (LFI) allié aux Écologistes, et le socialiste dissident Mathias Blanc, soutenu par des militants du PS et du PCF malgré le choix national du parti en faveur de Mme Langevine.

Cette campagne municipale s'annonce donc particulièrement animée à Perpignan, avec des enjeux qui dépassent le cadre local pour toucher à des questions nationales de lutte contre les discriminations et de symboles républicains.

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