Un pavillon menacé d'effondrement par un chantier voisin dans le Val-d'Oise
Pavillon menacé par chantier voisin dans le Val-d'Oise

Un pavillon en péril à Montigny-lès-Cormeilles

Dans le Val-d'Oise, un couple de propriétaires à Montigny-lès-Cormeilles vit depuis près de quatre ans dans l'angoisse constante de voir leur maison s'écrouler. La cause de cette situation dramatique réside dans un chantier voisin, où un imposant monticule de terre accumulé s'est effondré sur leur pavillon, menaçant gravement la stabilité de l'habitation.

Le début d'un calvaire en 2022

Le calvaire de Carlita et Célio a débuté à l'été 2022, lorsque leurs voisins, situés en surplomb, ont entrepris la construction de leur propre maison. Malheureusement, la terre dégagée pour les fondations n'a jamais été évacuée, formant une masse instable qui a fini par s'effondrer sur leur propriété au début de l'année 2024.

Progressivement, cette avalanche de boue a brisé les baies vitrées du pavillon et envahi le salon, créant des dommages matériels considérables et rendant les lieux inhabitables. Aujourd'hui, des plaques de bois ont remplacé les fenêtres, et la boue continue d'encercler le bâti, tandis que l'eau s'infiltre dans les fondations, aggravant les risques structurels.

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Une situation de danger immédiat

Au sous-sol, une vingtaine d'étais soutiennent désormais le plafond, dans une tentative désespérée de prévenir un effondrement total. "Si la dalle s'effondre, c'est la maison qui s'écroule et espérons qu'on ne soit pas à l'intérieur à ce moment-là…", confie Carlita, exprimant la peur quotidienne qui ronge le couple.

Bien qu'un arrêté de mise en sécurité les ait initialement contraints à quitter les lieux, la famille est revenue vivre sur place, faute de moyens financiers pour assumer un double loyer. Cette décision, bien que compréhensible, les expose à un danger permanent, alors que la procédure judiciaire contre la mairie, qui s'est substituée au voisin défaillant en janvier 2025, traîne en longueur.

Un bras de fer avec la municipalité

La mairie affirme avoir inscrit 500 000 euros au budget pour des travaux de sécurisation, mais un désaccord majeur oppose les riverains à la municipalité. Le point de contention concerne l'emplacement d'un futur mur de protection, qui empiéterait sur la parcelle du couple, leur faisant perdre quasiment 40 m² de terrain.

"On perd quasiment 40 m² de terrain au profit du propriétaire défaillant", s'indigne Carlita, soulignant l'injustice de la situation. De son côté, la mairie justifie le retard des travaux par l'absence de consensus sur l'implantation du mur et précise qu'il est techniquement impossible de retirer massivement les terres sans aggraver l'instabilité du site.

Une impasse inquiétante

Alors que le chantier reste bloqué, la famille se sent démunie, prise entre les risques d'effondrement et les lenteurs administratives. Cette affaire met en lumière les défis des conflits de voisinage et les limites de l'intervention municipale dans des situations d'urgence.

Les propriétaires espèrent une résolution rapide, mais pour l'instant, leur pavillon continue de menacer ruine, symbolisant un cauchemar immobilier qui dure depuis trop longtemps. La communauté locale suit de près ce dossier, rappelant que la sécurité des habitants doit rester une priorité absolue face à de tels périls.

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