Périscolaire à Paris : des parents ne veulent plus inscrire leurs enfants après des violences
Paris : des parents retirent leurs enfants du périscolaire après des violences

Depuis la révélation de plusieurs affaires de violences dans les centres de loisirs parisiens, de nombreux parents ont décidé de ne plus y inscrire leurs enfants. Selon une enquête menée par la mairie de Paris, la fréquentation des accueils de loisirs a chuté de 15 % depuis le début de l'année 2026.

Des incidents répétés qui inquiètent

Plusieurs cas de violences physiques et psychologiques ont été signalés dans des structures périscolaires de la capitale. En mars dernier, un enfant de 6 ans a été hospitalisé après avoir été frappé par un animateur dans le 13e arrondissement. Une autre affaire, dans le 19e arrondissement, implique des insultes et des humiliations répétées envers des enfants de 4 à 7 ans.

« J'ai retiré mon fils immédiatement après avoir appris ce qui se passait. Il ne voulait plus y aller, il pleurait tous les matins », témoigne Sophie, mère d'un enfant de 5 ans scolarisé dans le 11e arrondissement. La mairie de Paris a ouvert une enquête interne et promis des sanctions.

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Une baisse de fréquentation significative

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : alors que 45 000 enfants étaient inscrits dans les centres de loisirs parisiens en septembre 2025, ils n'étaient plus que 38 250 en juin 2026, soit une baisse de 15 %. Certains arrondissements, comme le 18e et le 20e, enregistrent des chutes allant jusqu'à 25 %.

« Nous comprenons l'inquiétude des parents, mais nous travaillons à renforcer la formation des animateurs et à mettre en place des contrôles plus stricts », a déclaré l'adjointe à l'éducation de la mairie de Paris, Carine Petit. Des mesures ont été annoncées, notamment la création d'une cellule d'écoute et le recrutement de 200 animateurs supplémentaires.

Des parents qui se tournent vers d'autres solutions

Face à cette défiance, certains parents optent pour des solutions alternatives : baby-sitting, garde partagée ou activités extrascolaires privées. « Je préfère payer un baby-sitter que de risquer que mon enfant soit maltraité », explique Marc, père de deux enfants dans le 15e arrondissement. Selon une association de parents d'élèves, le coût moyen d'une garde privée à Paris est de 12 euros de l'heure, contre 2 euros pour le périscolaire municipal.

La mairie de Paris assure que des inspections inopinées seront menées dans tous les centres de loisirs d'ici la rentrée 2026. « Nous voulons restaurer la confiance des familles », insiste Carine Petit. En attendant, de nombreux parents restent méfiants et envisagent de ne pas réinscrire leurs enfants à la prochaine rentrée.

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