Alain R., 65 ans, sexagénaire au casier judiciaire particulièrement chargé, a été écroué fin avril à Évry (Essonne) pour une série d'attaques de bijoutiers. Connu des services de justice depuis le début de sa carrière dans le banditisme en 1982, il cumule quinze condamnations et fréquente des amis fichés au grand banditisme.
Un faux policier devant la justice
Le lundi 11 mai, Alain R. a comparu devant la chambre de l'instruction de Paris pour demander sa mise en liberté. Arborant lunettes, cheveux gris et barbe assortie, il a déclaré : « On peut prendre mon ADN ou mes empreintes, tout ce qu'on veut mais je ne suis pas avec eux dans cette histoire. » Malgré ses dénégations, les gendarmes de la section de recherches de Paris le soupçonnent d'être un braqueur expérimenté, vivant en marge et prêt à parcourir des centaines de kilomètres pour dérober un butin.
Un profil inquiétant
Les enquêteurs décrivent un homme toujours habile, capable de passer à l'action rapidement. Son passé judiciaire et ses relations avec le grand banditisme renforcent les soupçons. Les attaques visées sont caractérisées par une organisation minutieuse et une exécution rapide, typiques des professionnels du milieu.
Alain R. reste donc en détention provisoire dans l'attente de son procès. Cette affaire relance le débat sur la récidive et la difficulté à suivre les criminels âgés mais toujours actifs.



