Paludisme à l'aéroport de Francfort : deux employés décédés
Paludisme à Francfort : deux employés décédés

Deux employés de l'aéroport de Francfort, en Allemagne, sont décédés après avoir contracté le paludisme, a annoncé mercredi 26 août le service de santé publique de la ville. Au total, six employés ont été infectés, et les quatre autres personnes ayant survécu sont actuellement hospitalisées, sans que leur pronostic vital ne soit engagé.

Une infection contractée sur le lieu de travail

Le service de santé publique de Francfort a confirmé que les deux victimes avaient succombé à une infection liée au paludisme, une maladie provoquée par une piqûre de moustique, comme le rapporte BFM. Le premier décès avait été déclaré début juillet, d'après l'agence Anadolu.

Selon l'Institut Robert-Koch (RKI), l'agence sanitaire allemande, toutes les personnes touchées auraient été victimes d'une piqûre de moustique anophèle arrivé à bord d'un avion. Cette hypothèse est privilégiée par les autorités sanitaires, qui enquêtent sur les circonstances exactes de la contamination.

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Des pièges à moustiques installés dans l'aéroport

Dans l'aéroport, des pièges ont été mis en place afin de capturer les insectes volants. Une fois attrapés, ces derniers sont transférés en Belgique, plus précisément à l'Institut de médecine tropicale d'Anvers. Là-bas, leur origine pourra être déterminée grâce à des analyses génétiques.

Cette mesure vise à identifier la provenance des moustiques et à prévenir d'autres contaminations. Les autorités locales n'ont pas communiqué sur d'éventuelles mesures supplémentaires à ce stade.

Un bilan mondial lourd

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait recensé 610 000 décès liés au paludisme en 2024, dont la majorité était localisée en Afrique subsaharienne. Ce chiffre rappelle l'importance de la surveillance et de la prévention dans les zones à risque, y compris les infrastructures de transport international.

La même année, une étude menée par une université située à Montréal avait tenté de démontrer que la gravité de la maladie variait selon l'heure de la piqûre. Ces recherches pourraient contribuer à mieux comprendre les mécanismes de transmission et à améliorer les stratégies de protection.

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