Obsèques inaccessibles : une mère endeuillée confrontée à une facture de 6 000 euros
Après avoir perdu sa fille de 23 ans des suites d'une longue maladie, Karine Burdet, mère de famille sans ressources, se retrouve écrasée par le coût des obsèques. Impuissante, elle redoute de devoir intégrer cette facture à un dossier de surendettement, une situation qui alourdit considérablement son deuil déjà douloureux.
Un deuil aggravé par des difficultés financières insurmontables
Le 11 décembre 2025, Karine Burdet a perdu sa fille de 23 ans au terme d'un long combat contre une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), déclenchée après le décès accidentel de son père en 2011. Pour cette mère de cinq enfants, sans ressources, ce terrible deuil est aujourd'hui alourdi par une importante détresse financière, comme le rapporte L'Est Républicain. La raison est simple mais accablante : les frais d'obsèques, organisés en décembre 2025 à Bar-le-Duc dans le Grand Est, s'élèvent à 6 000 euros. Une somme colossale qu'elle ne peut absolument pas s'acquitter, plongeant la famille dans une situation de grande précarité.
Une succession de refus et des portes fermées
"On m'a fermé toutes les portes, je demande juste un coup de main", résume amèrement Karine Burdet. Le recours à l'aide publique au titre de l'indigence a mené à une impasse administrative totale. La commune du Kremlin-Bicêtre, lieu du décès, a refusé la prise en charge des obsèques, car le dossier n'avait pas été initié par la mairie avant l'engagement des pompes funèbres. Karine a frappé à toutes les portes possibles : organismes publics comme la Caf, la CPAM, la MDPH, municipalités de la Meuse, associations caritatives... Mais toutes ses démarches sont restées vaines, laissant la famille sans solution concrète.
L'urne funéraire bloquée au funérarium
Actuellement, l'urne funéraire de la jeune défunte demeure au funérarium de Bar-le-Duc. Pour qu'elle puisse enfin rejoindre le columbarium d'Étain et permettre à la famille de faire son deuil dans la dignité, 220 euros supplémentaires sont requis. Cette somme, bien que modeste, représente un obstacle insurmontable pour Karine Burdet, en situation de grande précarité. Faute d'autres options viables, une assistante sociale a conseillé à la mère de famille d'intégrer cette facture à un dossier de surendettement, une perspective anxiogène qui s'ajoute à la douleur du deuil.
Une cagnotte en ligne comme dernier recours
En dernier recours, une cagnotte en ligne a été lancée pour tenter de lever les fonds nécessaires à cette sépulture. Cette initiative illustre la détresse des familles confrontées à des frais funéraires prohibitifs, alors qu'elles traversent déjà une période de deuil intense. La situation de Karine Burdet met en lumière les lacunes du système d'aide sociale et les difficultés rencontrées par les personnes sans ressources face à des dépenses imprévues et cruciales.



