Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a commenté l'affaire de l'adolescent de 17 ans, prénommé Louis, tabassé à mort à Narbonne lors d'un guet-apens, dans une interview au Parisien mise en ligne samedi. Il a notamment dit « s'inquiéter de plus en plus de la montée de la violence chez les jeunes ».
Pas de caractère raciste avéré
« Il y a une exploitation de l'extrême droite dans cette affaire. Malgré ce que certains affirment, il n'y a pas de caractère raciste avéré dans ce crime, selon le procureur de la République », a déclaré Laurent Nuñez. Le ministre a également insisté sur la nécessité de s'interroger sur la prise en charge des enfants dans des structures comme l'aide sociale à l'enfance (ASE), où était hébergé Louis, et sur « cette violence totalement débridée d'une partie de la jeunesse ».
Manifestations sous surveillance
Deux rassemblements en hommage à l'adolescent sont prévus à Narbonne ce week-end. L'un s'est déroulé en fin de journée samedi et l'autre se déroulera dimanche. Celui de samedi, relayé vendredi sur des réseaux sociaux, n'a mobilisé qu'une poignée de personnes alors qu'un dispositif policier important avait été déployé. En revanche, de nombreux tracts étaient distribués par des jeunes se revendiquant d'un groupe identitaire « Furie », a constaté une journaliste de l'AFP. Ces tracts appellent à rejoindre la manifestation de dimanche baptisée « Justice pour tous » en l'honneur de Louis, « battu à mort par une bande de racailles ».
Pas de récupération politique
La famille du jeune homme a, quant à elle, indiqué, par la voix de la tante de la victime interrogée par l'AFP, qu'elle ne participerait pas à ces rassemblements, refusant « toute récupération politique, même si on remercie les Français de se mobiliser ». Cinq jeunes hommes, âgés de 16 à 20 ans, selon Laurent Nuñez, ont été mis en examen pour assassinat dans cette affaire.



