Népal : un photographe gersois frôle la mort dans la coulée de boue
Népal : un photographe gersois frôle la mort dans la coulée de boue

Le photographe gersois Yandal Touala a échappé de justesse à la coulée de boue dévastatrice qui a frappé le village de Syabrubesi, au Népal, le 26 août dernier. La catastrophe a fait au moins 585 morts et 2 500 sinistrés, selon les derniers bilans. Lui et ses deux amis avaient quitté le village quelques heures avant le drame.

Un témoignage bouleversant depuis l'Inde

Yandal Touala, photographe et vidéaste originaire du Gers, se trouvait à une trentaine de kilomètres du torrent de boue au moment où celui-ci a submergé Syabrubesi. Aujourd'hui en Inde, il raconte avoir ressenti les tremblements du sol cette nuit-là, en raison de l'intensité des pluies. « On était près d'un barrage, entre deux bras de rivière. L'orage et les inondations faisaient trembler tout le sol. C'était une nuit un peu particulière », confie-t-il à La Dépêche du Midi.

Le Gersois s'était rendu sur place pour réaliser des images destinées à une vidéo YouTube, sur une période de 14 jours. Il venait de quitter le village avec ses deux amis lorsque la catastrophe s'est produite, quelques heures plus tard.

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L'inquiétude pour les habitants et les disparus français

Si le trio s'en sort indemne, l'angoisse a vite pris le dessus pour les habitants qu'ils venaient de côtoyer. Yandal Touala s'était logé dans un petit hôtel familial, dont une seule personne aurait survécu selon les premières informations. « C'était un petit hôtel familial. On s'était attachés à eux, on avait partagé de beaux moments », témoigne-t-il, visiblement ému.

Le bilan humain ne cesse de s'alourdir. Les autorités font état de 2 500 sinistrés et de 585 morts, dont 4 Français toujours portés disparus. Les opérations de secours se poursuivent, tandis que les autorités locales appellent à la prudence face aux risques de nouvelles ruptures de lacs de retenue dans la région.

Une catastrophe aux causes naturelles

Cette crue dévastatrice, qui a également touché le Tibet voisin, résulte de la rupture d'un lac de retenue glaciaire, un phénomène naturel amplifié par les conditions météorologiques extrêmes. Les experts s'interrogent sur la possibilité qu'un tel événement se produise en France, alors que les lacs de montagne sont de plus en plus surveillés.

Pour Yandal Touala, l'heure est au recueillement et à la solidarité avec les victimes. Il espère que les recherches permettront de retrouver les disparus, et que la communauté internationale apportera son soutien aux sinistrés de cette région himalayenne durement touchée.

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