Depuis plus de six mois, la colline Montaury à Nîmes est le théâtre d'un squat inquiétant. Deux tentes et un barbecue ont pris place le long du rempart classé aux Monuments historiques, sur la parcelle ED 394 appartenant à la Ville. Le comité de quartier et l'association Les 3 Tours tirent la sonnette d'alarme.
Un été à haut risque
Michel Aubert, président du comité de quartier, et François Grillat, vice-président des 3 Tours, dénoncent une situation explosive : « C'est l'été de tous les dangers : avec la canicule extrême et le mistral violent, le camping sauvage est toujours présent. Cette parcelle n'a pas été totalement fauchée, ni débroussaillée depuis plus d'un an. »
Le 26 juin, un mail a été adressé aux services municipaux. En réponse, un débroussaillage partiel a eu lieu, mais sans ramassage de l'herbe, et uniquement le long de l'enceinte. « Le reste n'a pas été fait », regrettent les deux hommes.
Inquiétude des riverains
Les habitants des villas et immeubles voisins sont inquiets, tout comme le centre de protection infantile de la Croix-Rouge, qui accueille 90 enfants polyhandicapés. Beaucoup se souviennent de l'incendie de 2009, qui avait ravagé la colline après le jet d'un fumigène.
« Ce problème se pose chaque année, explique le duo. Mais c'est la première fois que le terrain est squatté. Auparavant, c'était la maison du 39 route de Sauve, propriété de la mairie, et son jardin qui étaient occupés illégalement. La villa a été murée. »
Une clôture dégradée et des vols
La parcelle voisine est désormais plus accessible, avec une clôture « en partie écroulée et aux barrières dans un état lamentable ». Des indélicats ont volé les pierres romaines du seuil de l'une des trois tours du site, que Michel Aubert et François Grillat rêvent de valoriser.
« Lors de la campagne municipale de 2020, alors candidat, le maire Vincent Bouget s'était déclaré favorable à un aménagement. Nous attendons désormais qu'il nous reçoive », concluent-ils.



