Une figure emblématique s'éteint à Nîmes
Le quartier de Valdegour à Nîmes est plongé dans une profonde tristesse depuis l'annonce du décès de Bernard Gombert, survenu dimanche 8 mars à l'âge de 72 ans. Ce pharmacien dévoué, décrit comme "serviable" et "profondément humain", a succombé à une longue maladie, laissant un vide immense dans cette communauté qu'il chérissait tant.
Un parcours médical remarquable
Bernard Gombert avait un parcours professionnel exceptionnel. Après avoir exercé comme pharmacien à Marseille, puis travaillé comme chercheur médical en France et à l'étranger, il avait choisi de reprendre la pharmacie de Valdegour en 2004. Un choix délibéré qu'il expliquait avec passion : "Valdegour, c'est ma sève. Si je coupe ma sève, je meurs".
Son engagement allait bien au-delà de la simple pharmacie. En 2006, il fondait la société MGB Pharma Biotechnologies, spécialisée dans le développement d'anti-viraux innovants pour le traitement d'infections sexuellement transmissibles comme le sida et l'herpès. Mais son héritage le plus tangible reste sans doute la création de la maison de santé pluriprofessionnelle Valsanté, un établissement devenu indispensable pour les habitants de Valdegour.
Un homme profondément respecté
Les hommages se multiplient depuis l'annonce de son décès. Salim Esfih, son associé depuis 2010, se souvient avec émotion : "C'était quelqu'un de profondément humain, avec une intelligence émotionnelle au-dessus de la moyenne. J'ai construit avec lui mon chemin professionnel. Ce n'était pas seulement un associé, c'était devenu un ami, un frère. Je perds un membre de ma famille".
La communauté se souvient de lui comme d'un homme "très respecté car très juste", toujours "au service des gens du quartier". Sa disparition a profondément bouleversé l'ensemble du quartier où il était une personnalité aimée et connue de tous.
Un héritage à préserver
Malgré la douleur de cette perte, Salim Esfih est déterminé à poursuivre l'œuvre de son ami. La pharmacie de Valdegour et le centre de santé Valsanté continueront leur mission, même si ce dernier fait actuellement face à une pénurie de médecins après le départ de deux praticiens.
La vie personnelle de Bernard Gombert avait connu un rayon de soleil en septembre dernier avec l'arrivée d'une fille, une immense joie malheureusement assombrie par le diagnostic d'un cancer foudroyant.
Une cérémonie d'adieu aura lieu ce mercredi 11 mars à la mosquée Lumière et piété (191 rue Thalès à Nîmes), suivie de l'inhumation au cimetière du Pont de Justice à 14h30. La famille et les proches du défunt reçoivent le soutien de toute une communauté qui pleure la disparition d'un homme exceptionnel.



